Tac au tac avec Selim Khemissi

Avec Malou, il forme un duo tonique sur Tipik. Seul, il présente My Tiny Restaurant. Qui est-il? Que mange-t-il?

Selim sur Tipik
@ RTBF

Pourquoi avez-vous été choisi pour animer My Tiny Restaurant? Vous avez réussi le casting? Vous êtes calé en cuisine? Ou les deux, ce qui est encore mieux…
Je n’y connais rien en cuisine (rire). Tout ce que je sais de la cuisine, c’est que j’adore manger, et je n’ai pas eu besoin de passer de casting puisqu’on m’a directement proposé l’émission.

La classe!
Ça fait toujours plaisir…  Et j’ai accepté parce qu’on m’a dit “Tu peux être toi-même dans l’émission”

Vous pouvez faire des choses en cuisine ou rien du tout?
Je vais être honnête – hier, j’ai essayé de faire un gratin dauphinois: un mas­sacre. Pourtant, faut y aller pour rater un gratin dauphinois – c’est des patates avec de la crème et du fromage… En revanche, je réussis le hachis parmentier, un plat qui n’a aucune subtilité.

Avez-vous déjà été manger chez Isabelle Arpin, membre du jury?
Non, mais elle m’a invité… Elle m’a dit: “Viens avec un date, et je lui en mets plein la vue”, je n’ai plus qu’à trouver la bonne personne…

Votre plat préféré d’enfant?
Mon père est tunisien, ma mère est belge – ils ont vécu des années en ­Tunisie -, du coup, ma mère fait un couscous qui va au-delà de tous les espoirs. Sinon, un bon rôti, ça fait le taf…

En radio, sur Tipik, avec votre complice Malou, vous formez un duo énergisant et efficace.  Avez-vous déjà été au resto avec elle?
Oui, souvent…  Je ne la connaissais pas avant de faire la matinale avec elle. Je me sens puissant quand je suis avec elle. On est en radio comme on est dans la vie. Je me sens très chanceux, parce que faire de la radio comme ça, j’en ai longtemps rêvé.

Qui vous inspire?
Pas facile… J’aime bien les gens qui ne prennent pas de posture et disent les choses vraies. Je suis très admiratif d’Édouard Baer, par exemple…  Quand on l’écoute, on entend que c’est différent de tout le reste. En télé, je n’ai pas de modèles, il y a tellement de choses à réinventer en télé…

Pour quelqu’un de votre génération, la télé c’est un meuble…
Je suis né en 1988, je fais partie de la dernière génération qui a grandi avec la télé, mais c’est vrai qu’elle n’est plus aussi centrale pour nous aujourd’hui.  En termes d’entertainment, je suis très admiratif de l’évolution d’un mec comme Squeezie sur YouTube: un ado qui crie dans sa chambre en faisant du gaming et qui arrive maintenant à faire du divertissement de qualité. Et je suis aussi admiratif des gens qui prennent position, je trouve qu’on est dans une époque très politique, il faut savoir dire les choses et arrêter de faire comme si tout allait bien…

L’ouvrir à l’antenne, c’est ça aussi la petite révolution de la parole?
En radio, avec Malou, il nous est déjà arrivé de dire à un auditeur qui envoie des messages limites ou malveillants d’aller écouter autre chose parce qu’on n’a pas besoin qu’il nous écoute. On est dans une époque où on ne peut plus faire du lisse.

Sur une échelle de 1 à 10, où se situe votre ego?
(Rire.) Personne ne va s’imaginer que j’ai un ego calé sur un et demi… ­Franchement?

Bah, oui, franchement…
Moi, je le cale à 9, mon ego. Mais ça ne veut pas dire qu’il est mal placé…

My Tiny Restaurant Mercredi Tipik 20h05
Selim et Malou Du lundi au vendredi Tipik Radio 16h00 

Sur le même sujet
Plus d'actualité