À la télé ce soir: Corée, la guerre oubliée

Aucun traité de paix n’a jamais été signé entre les deux Corées. Retour sur la “guerre oubliée”.

exil de la population coréenne qui fuit la guerre
Exil de la population coréenne pendant la guerre © RTBF

Diffusion le 11 décembre à 21h00 sur La Trois

C ’est une guerre qui, techniquement, n’a jamais pris fin. Un conflit qui, il y a septante ans, éclate entre deux antagonistes convoitant le contrôle de la péninsule coréenne. Le 25 juin 1950, la Corée du Nord déclenche les hostilités en envahissant celle du Sud, qui n’a d’autre choix que de répliquer. Bien sûr, le Nord, c’est avant tout un État communiste soutenu par la grande URSS, tandis que le Sud est ouvertement supervisé par les capitalistes américains. Autant dire qu’en pleine guerre froide, le conflit va très vite prendre des allures de “guerre dans la guerre”. Sauf que les choses ne se déroulent ni dans l’ombre des bureaux d’espionnage, ni sur l’échiquier politique: les deux super­puissances nucléaires ont trouvé un ­terrain de jeu opportun afin de régler leurs incurables différends dans la ­barbarie, et elles ne vont pas s’en priver.

Élodie de Sélys nous accorde (quasi) deux heures afin de mieux comprendre les enjeux de ce conflit plus complexe qu’il n’y paraît et dont les stigmates géopolitiques sont encore visibles aujourd’hui. Les ­témoins: des journalistes coréens, des ­historiens américains ou d’anciens chefs militaires qui relatent les événements ­majeurs de cette bataille qui durera trois années entières et coûtera la vie à près de 4 millions de Coréens (il n’existe pas de chiffres officiels).

Un voyage aux confins de l’absurde, sur un champ de bataille qui fut tout autant un carnage cruel (notamment à cause des armes chimiques) qu’un déchirement fratricide. Et si aucun traité de paix n’a jamais été signé, c’est parce que les deux voisins, dans le fond, n’en ont jamais eu vraiment envie. Trop de sang versé, peut-être. Trop de tensions ­tenaces, sûrement. Mais aussi encore beaucoup de choses à éclaircir, comme le sort réservé à des milliers de prisonniers volatilisés…

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