Maria Grazia Chiuri, une femme à la tête de Dior

Loïc Prigent suit la créatrice durant la création de la collection croisière de ce printemps. Il est fan. Nous aussi.

Christian Dior's Italian fashion designer Maria Grazia Chiuri poses during a fitting session at Christian Dior's Haute Couture fashion house in Paris on January 20, 2021. - With no catwalk fashion shows on offer, the artistic ambitions of fashion designers has gone virtual: the week of virtual fashion shows starts on January 25, 2020 in the French capital Paris, following the Covid-19 pandemic. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Diffusion le 15 octobre à 22h25 sur France 5

Il fallait être le roi du documentaire mode et des frontrow des défilés pour nous emmener aussi près de la création, dans la plus prestigieuse des maisons françaises (pardon Chanel). Et il fallait, aussi, être Loïc Prigent pour nous donner à vivre ces coulisses avec ce délicieux mélange de vénération, d’érudition et de ton. Au-delà de la ”Prigent touch”, qui nous ferait regarder un film sur l’élevage des escargots de Bourgogne, son sujet fascine et passionne.

Maria-Grazia Chiuri, première femme à la tête de Dior, est bien plus qu’une styliste. C’est une passionnée, une artiste, une femme à la fois volontaire, perfectionniste, moderne et à l’écoute de ses équipes. Dès ses débuts aux commandes des collections femmes en 2016, elle a imposé sa patte et proposé une réinterprétation féministe de l’héritage de monsieur Dior. On se rappelle avec le journaliste son t-shirt à slogan ”We should all be feminist” (un carton), puis de l’utérus géant installé au musée Rodin comme décor de catwalk, et surtout de sa vision minimaliste et épurée de la mode, créée pour des femmes ”méditerranéennes”, qui déambulent pieds nus ou en baskets, le corps libre de toute contrainte dans des vêtements légers mais ultra-structurés.

On part avec elle à Santorin, où elle trouve l’inspiration pour cette collection qui sera présentée dans le stade olympique d’Athènes. Un projet pharaonique de 91 modèles et centaines d’accessoires, pour lequel la créatrice a engagé des artistes et artisans grecs, qui mêleront leur univers à la haute couture. Loïc Prigent nous emmène dans le saint des saints, les ateliers parisiens de Dior, auprès des aiguilles, des tissus et des essayages préliminaires. On s’éprend avec lui de cette femme déterminée, qui conjugue succès commerciaux et créations impalpables, qui peut changer une robe en last minute mais pleure et fait un bisou à sa fille lorsque s’achève son défilé.

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