Dubosc exorcise son passé

Dans La Dernière partie, Franck Dubosc transpose sa relation avec son père, joué par Guy Marchand.

Franck DUBOSC (Christophe) Guy MARCHAND (Francis)
Diffusion le 5 octobre à 20h35 sur La Une

En 2002, Franck Dubosc perdait son père, atteint de la maladie de Charcot et ayant choisi d’être euthanasié. Près de vingt ans plus tard, le comédien évoque cette fin de vie, dans un téléfilm qu’il a lui-même initié et dans lequel il joue le rôle central.

Avec un petit ajustement, puisqu’il y interprète un avocat parisien de renom, Christophe Maquet, apprenant que son père (Guy Marchand), gravement malade, a choisi de mourir le jour où une Légion d’Honneur va être remise à son fils. Un acte pervers en apparence, mais symbolisant surtout une relation père-fils conflictuelle depuis toujours. Christophe va néanmoins revenir trois jours dans sa province natale, pour se réconcilier avec ce paternel, autour d’une mère (Macha Méril) jouant un peu l’arbitre…

Présenté au récent Festival de La Rochelle, ce téléfilm permet donc à Dubosc de régler quelques comptes familiaux. Lors de l’événement, l’acteur déclarait: « Dans cette fiction, je n’ai fait que de me servir de ce que je connaissais bien, en me disant que cette histoire pourrait parler à d’autres. Et peut-être que ce film est une manière de lui dire que je l’aimais, ce que je n’ai jamais pu faire en vrai. J’avoue qu’il y a là un côté exorcisant. »

La dernière partie aborde indirectement d’autres thèmes, comme le fossé existant – en France, plus encore – entre les grandes villes et la province, la fracture numérique, l’individualisation ou encore, le vieillissement de la population. Une fiction qui fait le job et qui pourrait bien toucher une bonne partie du public francophone. D’autant que le drame est ici tempéré par quelques moments de légèreté, pouvant compter sur quelques seconds rôles connus, comme Julie Gayet, Héléna Noguerra ou Bruno Solo.

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