La (re)découverte de Bibracte

Longtemps ignoré, un site archéologique français unique est au centre d’un documentaire.

La (re)découverte de Bibracte
Diffusion le 4 octobre à 20h50 sur Histoire

Aussi important soit-il aux yeux des archéologues, le nom de Bibracte n’évoque pas grand-chose pour le commun des mortels. Et pour cause, cette capitale d’un des peuples (Les Eduens) de la Gaule Celtique, construite vers la fin du deuxième siècle avant Jésus-Christ à huit cent vingt mètres d’altitude, n’a été habitée que pendant un siècle, avant d’être assez vite ensevelie par des arbres.

Il aura fallu attendre 1851 pour qu’au hasard d’un croisement entre un paysan et un lettré proche de Napoléon III, Jacques-Gabriel Bulliot, ce lieu alors très recherché par les historiens soit identifié, puis que des fouilles soient entreprises. Timides, celles-ci dureront jusqu’au début la première guerre mondiale, avant d’être plus sérieusement reprises en 1984, sous l’impulsion de François Mitterrand. Dans la foulée, ce site exceptionnel, classé monument historique, s’est ouvert au public et est investi, à l’heure actuelle, par de nombreuses équipes de chercheurs européens.

Mais si ce lieu situé au cœur de la Bourgogne fait de plus en plus parler de lui, en plus de nous ramener aux prémices de l’histoire, c’est parce qu’il symbolise dans son domaine les avancées spectaculaires de la technologie. Comme entre autres, cette utilisation du lidar, une méthode cousine du radar qui, grâce à des ondes lumineuses recueillies par les airs, permet de déceler les variations exactes de l’évolution des sols sans même déplacer des terres, les images 3D faisant le reste. Tout profit, évidemment, pour les spécialistes de la question nous aidant à mieux comprendre le passé, ainsi que pour le petit écran, qui reste un précieux relais d’apprentissage. Ce documentaire, témoignant de ces évolutions, en est une belle illustration.

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