Gerald Watelet: “Affaire conclue est regardée à un point qu’on n’imagine même pas!”

Pile 10 ans qu’il anime C’est du belge, où il avait débuté comme chroniqueur. Une émission que l’Ucclois combine avec Affaire Conclue, une autre marque forte du paysage audiovisuel, où il officie parfois comme acheteur.

Gerald Watelet: “Affaire conclue est regardée à un point qu’on n’imagine même pas!”
© Guillaume Gaffiot / Bestimage

Cinq mois après vous être cassé la jambe, comment allez-vous, en cette période de rentrée?
De mieux en mieux, merci! Mon quotidien se partage pour le moment entre Bruxelles, avec ma boutique et les tournages de C’est du belge, et Paris, avec mon stand aux puces de Saint-Ouen et les tournages d’Affaire conclue. En plus de mes chantiers de déco.

Un sacré cumul!
Oui mais pour Affaire conclue, le rythme reste aléatoire, ça dépend des disponibilités. Leurs émissions sont enregistrées le mardi, mercredi et jeudi or moi, le mercredi, je fais les plateaux de C’est du belge – qui reste ma priorité avec mon métier de décorateur – et le jeudi, j’ai les réunions de rédaction. Que je peux peut-être manquer mais pas toujours, évidemment!

Quand vous déambulez dans Paris, on vous reconnaît?
Oh, oui! L’émission est regardée à un point qu’on n’imagine même pas. C’est fascinant!

Vous nous avez un jour dit être quelqu’un de “monstrueusement bien organisé”. C’est toujours le cas?
Pas assez mais dans l’ensemble oui, sans quoi tout ça ne serait pas possible. On peut toujours faire mieux, mais parfois on lâche prise, il y a la fatigue. Les choses de la vie, quoi! Le tout, c’est de rester sur la balle en permanence.

Votre télégénie a mis quelques années avant d’être révélée. Pourquoi, selon vous?
Je ne sais pas si je suis télégénique mais à la télé, je suis celui qu’on connaît dans la vie. Je ne triche jamais. Mais c’est vrai que j’ai dû attendre la quarantaine pour être plus à l’aise avec moi-même. Avant, j’étais beaucoup plus réservé. Pas du tout comme maintenant, où je suis franc avec tout le monde. Bon, peut-être parfois un peu trop, j’avoue…

Et là, à bientôt 58 ans, vous vous retrouvez dans deux émissions à succès…
Oui mais si ces émissions fonctionnent, même si elles sont très différentes, c’est parce qu’il y a de la bienveillance. Et je pense que les gens ont besoin de ce genre de choses positives, en ce moment. Comme de solidarité, dans un monde plus individualiste.

Où en est votre vieux rêve de créer un programme combinant Des Racines et des ailes, Secrets d’histoire et Les Carnets de Julie ?
Je pourrais encore, mais je pense que ça serait irrationnel vu mon emploi du temps actuel. J’aime relier des univers et voyager, mais à un moment donné, il faut rester conscient de ses capacités.

Et que faites-vous, quand vous prenez du temps pour vous?
Oh, je peux traîner chez moi en restant des journées sans rien faire, loin du téléphone! En lisant, en dormant ou en promenant mes trois chiens. Et je continue de penser que je finirai mes jours au Portugal. La campagne me manque énormément. Mais la vraie. Pas celle qu’on essaie de mettre dans des villes soi-disant plus vertes.

Sa propre boutique depuis 2019

Depuis deux ans, l’ex-plus jeune maître d’hôtel du pays (à 22 ans, au Carlton de Bruxelles) possède sa propre boutique (à son nom) à Uccle. En plus donc, d’un stand à Paris. “Tout ça est gérable seulement parce que nous sommes à plusieurs dans les deux cas, avec des rôles bien définis. C’est beaucoup de logistique et de temps passé en voiture pour les clients, mais je suis fort bien entouré. Ma boutique bruxelloise a à peine eu le temps de se mettre en route que ce maudit Covid est arrivé. Là, j’espère donc qu’on va arriver à quelque chose de normal et pérenne, sans bâtons dans les roues au niveau de l’organisation!

C’est du belge –  Vendredi  20h20 – La Une 20h20

Affaire conclue – du lundi au vendredi – La Une 14h30

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