Michaël Miraglia : «Je me mets toujours à la place des téléspectateurs»

Dans « Fous de Disney : une passion sans limite », Reporters se consacre aux fans de Disney, privés du parc pendant le confinement. Rencontre avec le présentateur Michaël Miraglia.

Michaël Miraglia : «Je me mets toujours à la place des téléspectateurs»

Vous avez choisi un angle très gentil pour un parc contesté ?

Michaël Miraglia – Non, le reportage n’est pas sur Disney. Ces fans de la première heure ont ressenti une frustration psychologique en raison de la fermeture du parc. Raconter une histoire à travers des portraits est notre volonté. Ce sont des gens extrêmement riches dans leur passion, dans la façon dont ils communiquent et dans la folie parfois, mais qui n’est pas péjorative.

 

Le reportage décrit les super fans comme des « ambassadeurs bénévoles », expliquez.

M – Il est intéressant d’analyser le marketing de Disney, parce que la démarche journalistique est là aussi. On se rend compte de la fourberie du groupe d’avoir des ambassadeurs gratuits, prêts à faire le boulot de d’autres personnes avec le plus de passion possible. Ce sont des influenceurs non rémunérés.

 

Quelles sont les nouveautés de l’émission ?

M – Un petit changement est prévu au niveau du contenu. Même si on garde notre force de frappe, à savoir l’enquête, l’investigation et les documentaires de société (la maladie d’Alzheimer), on veut aussi se permettre d’aborder des choses plus légères, life style, qui concernent le public de Reporters (La face cachée des produits bio). Quelle que soit la légèreté du sujet, il y a toujours une façon de raconter les histoires.

Autre changement : le décor. On a trouvé un espace sympa à quelques kilomètres de Bruxelles pour projeter des images et les commenter en fonction de l’actualité ou des sujets.

 

N’êtes-vous pas frustré d’avoir un format plus court pour Reporters ?

M – Non, c’est la façon dont les médias ont évolué aujourd’hui. Si on me donne des journées de 48 heures, je rêverai d’avoir des formats plus longs, mais ça prend beaucoup de temps, d’argent… Pour moi, les formats de 26 minutes restent géniaux pour le reportage. On a aussi envie de retrouver la case prime time.

 

Vos premières émissions sont des productions maison, Reporters ne compte faire que ça ou comptez-vous encore acheter des reportages ?

M – Les deux. On fait en sorte de ne pas avoir deux semaines de diffusion avec des sujets achetés, mais on alterne : un sujet maison, un sujet acheté…. On est aussi très fiers d’acheter des reportages, puisque ce sont ceux qu’on rêverait de faire, mais on n’a pas toujours les moyens. Donc, on achète un sujet qui a été fait par une société de production et qui n’a jamais été diffusé sur une chaîne captable en Belgique. On continue d’en acheter, parce que notre public est demandeur. On veut proposer un bel équilibre aux téléspectateurs de Reporters.

 

En tant que présentateur de l’émission, on dit souvent de vous que vous êtes trop lisse. Que répondez-vous à cela ?

M – Ah… Je n’ai jamais vraiment eu ce retour ! Ça veut dire quoi être lisse ? Un présentateur d’un magazine comme Reporters n’a pas à être lisse ou non lisse, mais il doit être le plus neutre possible et en accord avec le sujet présenté. Le présentateur n’est pas le plus important, ce sont surtout les producteurs, les éditeurs et les journalistes qui le sont. Eux ne doivent pas être lisses. Et puis, je suis aussi journaliste et là, je ne suis pas lisse dans ma façon de poser les questions ou de rédiger les textes.

 

Des sujets de rêve à tourner ?

M – Oui ! Je rêverai de suivre des cadets de l’armée de l’air ou avoir une immersion au sein de la base de Floreffe au début de leur formation et voir leur évolution pendant plusieurs mois de tournage. Mais mon plus grand rêve, c’est que l’émission ne devienne pas un rendez-vous en fonction du sujet, mais que ce soit un rendez-vous parce qu’on sait que quel que soit le sujet, il va être attrayant et bien traité. Je me mets toujours à la place des téléspectateurs !

 

Quels sont vos projets futurs ?

M – Un reportage sur les risques de la chirurgie esthétique en Turquie pour la santé des Belges. Il y aura aussi le retour d’une troisième saison d’Appel d’urgence sur RTL et un retour Au cœur de l’étrange avec Jill Vandermeulen. Je suis le rationnel de l’équipe et Jill l’est moins, c’est ce qui fait aussi le bon duo.

  • 1Fous de Disney – 17/09 – RTL TVi 19h50

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