Arnaud Ducret: " J’aime provoquer la confusion "

Arnaud Ducret et Audrey Fleurot se lancent dans une confrontation au sommet dans Mensonges, l’adaptation de la série britannique The Liar, à suivre sur TF1 et RTL-TVI. Le duo entraîne le public dans un jeu haletant de faux-semblants. Un chirurgien affirme avoir passé une soirée formidable, mais la jeune femme a juste la sensation qu’il a abusé d’elle et porte plainte. L’un des deux ment, mais lequel?

TF1

Qu’est-ce qui vous a plu dans Mensonges?
J’ai vraiment apprécié le scénario dans son ensemble. Mensonges est un thriller passionnant! Les deux personnages principaux mentent, mais ceux qui gravitent autour d’eux cachent aussi des ­secrets. En plus, la série aborde plusieurs problématiques de société, le regard des autres sur une situation complexe. C’est le combat pour faire éclater la vérité et cette tension entre mon personnage et Audrey Fleurot qui m’ont le plus intéressé dans ce ­rôle. C’est très jouissif pour un comédien de provoquer le suspense et la confusion chez le spectateur. J’aime cet effet de twist.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la personnalité de Thomas?
Ce personnage paraît bien sous tous rapports. Il est très doué dans ce qu’il fait et c’est un bon père de ­famille et un gendre idéal, jovial et sympathique. Il a très bien réussi professionnellement. C’est un chirurgien reconnu. Puis, petit à petit, tout cela s’effrite… Cette part d’ombre le rend extrêmement seul. Le rapport avec son fils était à la fois très intéressant et difficile à jouer car il l’entraîne malgré lui dans un engrenage infernal.

Cette série est-elle révélatrice de notre époque?
Elle évoque notamment les ravages que peuvent ­provoquer les réseaux sociaux. Bien sûr, d’un côté il y a un pouvoir libérateur, mais c’est comme dans tout. Il y a une part de positif et une part de négatif. ­Malheureusement pour les vraies victimes, certaines personnes sont des affabulateurs. Il est parfois compliqué de déceler la vérité.

Connaissiez-vous Audrey Fleurot?
Oui, on s’était retrouvés sur le tournage de Divorce Club et on s’était bien entendus. C’est une formi­dable partenaire de jeu. Nous étions contents de nous retrouver, d’autant qu’il s’agissait d’une histoire compliquée. C’est une grande comédienne qui sait tout jouer. Le climat est très lourd dans Mensonges alors qu’elle était totalement déjantée dans HPI. Elle est pareille dans la vie, c’est quelqu’un d’extrêmement drôle. On a d’ailleurs beaucoup ri lors du tournage à Collioure.

Vous avez tourné en pleine crise sanitaire?
Oui, on a tourné lors du deuxième confinement. On était dans une bulle sanitaire avec une atmosphère de troupe. On se marrait beaucoup entre les prises et cela permettait de détendre l’atmosphère. Je ­connaissais également Alice David, avec qui j’avais fait Les profs et Les ex, mais aussi, grâce à Parents mode d’emploi, Amaury de Crayencour, Arielle Sémenoff qui y jouait ma belle-mère et Lionnel Astier qui interprétait mon père. J’étais presque en famille! – A.M.

On stage

Arnaud Ducret retrouvera la scène le 16 septembre avec son second one-man-show That’s Life, avant de revenir au grand écran début 2022 dans la comédie romantique Tendre et saignant. Il réalisera en outre son premier long-métrage l’été prochain en développant l’histoire de ­Maître Li, l’un de ses personnages de spectacle les plus connus. “Quand j’étais enfant, je ne ­voulais pas faire du one-man, je voulais être comédien. Pour moi, ces deux activités sont indissociables: le premier fait partie intégrante du second. Drame ou comédie… à chaque fois, il s’agit de jouer. Michaël Youn me propose plutôt des projets drôles, mais je n’ai pas le sentiment d’avoir été étiqueté dans un genre particulier. En revanche, on me propose souvent des rôles de père de famille et j’adore ça!

RTL-TVI lun. 20h30 / TF1 jeu. 21h05

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