De Beckett à Directrice: le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

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@D.R.Netflix

Beckett

En vacances en Grèce avec sa dulcinée, un touriste américain, Beckett, est victime d’un accident de la route, puis d’une chasse à l’homme dont il est le pion innocent au milieu d’un complot politique qui le dépasse. Si ce coupable idéal fait penser à Hitchcock, c’est plutôt du côté des thrillers paranoïaques des années 70 qu’il faut chercher les influences du film. Apparemment très classique, il est déroutant par son refus du spectaculaire: le réalisateur Ferdinando Cito Filomarino préfère laisser infuser une tension palpable plutôt qu’en mettre plein la vue. Une sensation décuplée par le jeu délicatement triste de John David Washington (Tenet), fils du grand Denzel, qui continue de tisser, avec ce film à la beauté étrange, l’étoffe d’un acteur de tout premier plan. – T.V.W.

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Apple TV

Coda

CODA (pour Child Of Deaf Adults, enfant d’adultes sourds) reprend le scénario de La famille Bélier: une jeune fille entendante née dans une famille de sourds rêve de devenir chanteuse. Dès lors, pourquoi le regarder? D’abord parce que c’est un film qui, comme son modèle, parle avec justesse d’amour, d’émancipation et de différence. Malgré certains moments attendus, la réalisatrice Siân Heder a conservé les aspérités des personnages. Ensuite, parce que le film est servi par des comédiens impeccables. Comme Louane, Emilia Jones (Locke & Key) éclate de sincérité. Le reste de la famille, à la différence de la version française, est incarné par de brillants comédiens sourds, dont Marlee Matlin, oscarisée pour Les enfants du silence. On note enfin que Sardou a été remplacé par de la soul et que le film a raflé 4 prix au Festival de Sundance, dont celui du meilleur film. – H.D

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Rtl play

À l’intérieur

Le corps d’Ana est retrouvé, le cœur arraché, dans l’hôpital psychiatrique où elle était internée contre sa volonté. Comme les portes étaient verrouillées, il faut forcément chercher le coupable à l’intérieur. Chargée de l’enquête, sa première grosse affaire, Angèle va interroger les suspects, tous atteints de pathologies lourdes. Une investigation compliquée, surtout lorsque la jeune flic se découvre des points communs avec Ana… Cette solide intrigue, captivante, distille avec finesse ses indices avec, en toile de fond, une question récurrente: quelle est la frontière entre la folie et la normalité? Un voyage en terre inconnue interprété avec brio par un casting impeccable: Noémie Schmidt, Émilie Dequenne et Béatrice Dalle. À l’intérieur ne devrait pas connaître de suite. Dommage… – V.V.

@D.R.

Netflix

Directrice saison 1

Ji Yoon vient d‘être nommée directrice du département de littérature anglaise de la prestigieuse université américaine de Pembroke. Première femme asiatique à siéger, elle va devoir moderniser une institution historique dont le professorat n’est à l’avant-garde ni de la parité ni de la mixité. Tout en démystifiant l’académie, les créatrices de la série (Amanda Peet et Annie Wyman) parviennent à créer une héroïne contemporaine désinhibée et pleine de failles qui se joue des clichés: mère célibataire d’une fillette surdouée d’origine mexicaine, aidée par son vieux père qui ne parle que le coréen, amoureuse d’un prof qui accumule les bourdes face à ses élèves, Ji Yoon ne cesse de mettre à distance ses propres enjeux (professionnels, maternels et amoureux) et nous est incroyablement proche. À la fois émancipée et larguée, Sandra Oh (Killing Eve, Grey’s Anatomy) éblouit par son jeu comique brillant et passionné, face à David Duchovny en guest improbable et Holland Taylor en doyenne inattendue. – J.G.
 

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