La série du jour : Betty

Les skateuses de Betty sont de retour dans une saison inédite toujours aussi contemplative.

Betty @Prod
Diffusion le 26 août à 20h30 sur Be1

Les fidèles de la première heure l’auront bien compris: Betty ne fait pas partie de ces fictions qui nécessitent un rappel des événements précédents à chaque début d’épisode. Cette série, ultra-réaliste et féministe, lancée en 2020 sur la chaîne câblée HBO, repose en effet sur le charisme de ses cinq héroïnes principales, à savoir, des skateuses new-yorkaises cherchant à exister dans un univers machiste: Honeybear (Kabrina Adams), Janay (Dede Lovelace), Camille (Rachelle Vinberg), Kirt (Nina Moran) et Indigo (Ajani Russell). On se souviendra également qu’ici “Betty” n’est en rien un personnage, mais une référence au surnom négatif autrefois donné aux adeptes féminines de skateboard.

Afin d’assurer un côté organique, les jeunes femmes sont régulièrement invitées à improviser dans cette œuvre signée Crystal Moselle. Une création qui s’inscrit en outre dans la foulée de Skate Kitchen, un long-métrage réalisé en 2018 avec les mêmes comédiennes. Si la première salve s’appuyait sur la personnalité de chaque actrice, ces inédits leur offrent de prendre de la hauteur. “Elles deviennent leurs rôles, et s’écartent de ce qu’elles sont”, confirme la conceptrice du feuilleton à la presse américaine. “À l’évidence, cette saison 2 n’est pas inspirée par leurs vies personnelles, mais évoque ce qui pourrait se passer.” Quelques fils conducteurs, bien sûr, sont présents pour leur permettre d’évoluer – quand bien même, ils ne constituent pas la moelle épinière de l’ensemble -, comme la quête d’un nouveau lieu pour pratiquer leur sport, par exemple. Mais au-delà de leurs pérégrinations – et c’est ce qui fait aussi la beauté de Betty -, on se laisse doucement porter par les sublimes plans d’un New York automnal, dépeint loin des images d’Épinal. De quoi nous bercer dans l’optique d’une potentielle troisième année.

 

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