Camille Lou: « Je cumule trois tournages, c’est énorme! »


Vue sur TF1 dans les séries Le Bazar de la charité, Les Bracelets rouges et Je te promets, la prolifique comédienne de 29 ans révélée en 2011 dans une comédie musicale (1789, les amants de la Bastille) est l'héroïne de J'ai menti, mini-série diffusée en primeur sur la RTBF.
 

@ La Une

Vous avez dit que cette série était spéciale. Dans quel sens?
Pour moi, c’est un polar qui diffère de pas mal d’autres, déjà dans le sens où il se déroule sur deux époques. On suit un même personnage durant toute sa vie, soit cette jeune fille qui a eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ce qui me plaît, c’est qu’on comprend petit à petit les raisons du mensonge et les remords de mon personnage. Puis, c’est intense et la fiction délivre un beau message, notamment sur la manipulation.

Un message, c’est-à-dire?
Je pense surtout à cette insouciance qu’on rencontre encore trop souvent chez les adolescents, qui consomment parfois des substances sans toujours bien en mesurer les conséquences. Beaucoup d’entre eux restent des proies faciles pour les manipulateurs. Je parle comme ça parce que j’ai reçu une éducation assez stricte à ce niveau-là, ce qui m’a peut-être permis de ne pas rencontrer ce genre de problèmes.

Ce tournage correspondait à une période où vous aviez paraît-il une envie folle de travailler…
Je confirme. Je me trouvais dans une étape de ma vie particulière sur le plan privé et qu’on connaît tous dans notre vie, à savoir une difficile rupture amoureuse. Je n’étais donc pas très bien, mais c’était aussi le moment où je recommençais à reprendre goût à la vie. J’étais plus motivée que jamais à découvrir plein de choses, à travailler, à tourner…

Une échappatoire qui semble être bien tombée, puisque vous n’avez plus arrêté depuis.
C’est clair! (rires). Pourtant, dans l’absolu, je suis partisane de faire peu de choses pour pouvoir les faire bien. Personne ne peut être concentré en faisant cinq projets différents à la fois. Là, je cumule trois tournages, c’est énorme et exceptionnel, d’autant qu’il y a un très long dedans. Je passe de la guerre 14-18 (Les Combattantes, une nouvelle série de TF1) aux années 80 (Je te promets, toujours pour TF1), en plus d’une fiction (Invulnérables, pour M6) avec Cristiana Reali.

Sans oublier Pourris gâtés, un film avec Gérard Jugnot, qui sortira à la rentrée.
Et ça aussi, c’est complètement fou. Quand Nicolas Cuche, le réalisateur, m’a proposé ce rôle, il m’a dit avoir pensé à moi en l’écrivant. Je me suis un peu posée des questions, car c’est une comédie, un genre qui reste compliqué. Et le rôle était très physique. Mais tout s’est très bien passé.

Dans cet univers qui vous semblait inaccessible étant petite, les choses ont l’air plutôt de bien évoluer pour vous, non?
C’est vrai que je viens de la musique, et d’une comédie musicale dans laquelle je ne m’imaginais même pas (sourire). Et tout s’est enclenché. Mais bon, j’ai toujours adoré jouer. Petite, je me racontais des choses dans mon lit en inventant des personnages, je créais des pièces de théâtre à toutes les fêtes de famille, etc…

En ayant plus jeune l’un(e) ou l’autre modèle?
Pas spécialement, mais je regardais Charmed avec ma sœur et X-Files avec ma grand-mère. J’adorais tout ça, sans pour autant m’identifier. J’aimais qu’on me raconte des histoires, mais curieusement, je ne voulais pas faire partie de tout ça. Donc, quand ça m’est tombé dessus, je n’y ai pas cru du tout, avant de finalement y prendre goût. J’ai même tourné une publicité pour la SNCF avec Kevin Costner. Tout ça est trop bizarre, non? 

« L’hypnothérapie m’a bien aidée »

Camille Lou a longtemps avoué avoir quelques soucis de confiance en intégrant le milieu artistique qu’on sait parfois rude. Jusqu’à consulter des médecins et consommer des médicaments. « J‘ai tout essayé! Mais ce qui a bien marché, c’est une hypnothérapeute. J’ai l’impression qu’on en aurait tous besoin pour être guidé dans la vie! Après la confiance vous savez, ça va, ça vient. J’ai appris à lâcher prise, en m’entourant de bonnes personnes. J’ai fini par m’accepter et même de comprendre pourquoi on me choisissait pour des rôles. Après, ça ne m’empêche pas de parfois me dire quand je suis nulle Et là, même si je n’arrête pas, je mesure ma chance, j’en profite en touchant du bois et en espérant que ça dure!« 

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