Julie Denayer: “Quand une de nos émissions fait avancer une affaire, c’est gratifiant”

Placé désormais en première partie de soirée, Un crime parfait? est une des trois émissions que produit et anime Julie Denayer, avec Face au juge et Indices. Avec des audiences dépassant parfois celles du JT…

@ RTL TVI

Même l’été, on imagine que votre quotidien est bien chargé… 
C’est vrai (sourire). Là, on se réjouit des premières audiences d’Un crime parfait?, diffusé tout cet été. Comme on prend de l’avance, je suis aussi en montage et en tournage de futurs numéros de Face au juge. Et en parallèle, on monte les prochains épisodes d’Indices. La rentrée s’annonce belle! 

Et en plus de présenter toutes ces émissions, vous les produisez…
Oui. Cela prend du temps, mais ça me donne la chance de choisir les sujets que j’ai envie de traiter. 

Concernant la mise en avant d’Un crime parfait?, vous avez procédé différemment qu’à l’ordinaire?
Si le choix de mettre l’émission en première partie de soirée a été fait, c’est parce que ça marchait bien en deuxième. L’idée n’était donc pas de tout chambouler. J’aurais même peur de changer quelque chose.

Parce qu’il y a une demande du public, et que cela correspond aux désirs futurs de la chaîne? 
Oui, bien que RTL ait toujours eu cette belgitude dans son ADN. Mais c’est vrai que l’arrivée de grosses plates-formes américaines a fait beaucoup de mal à la télé, alors qu’on a besoin de plus de local. Peut-être qu’on a perdu quelques années, où de grosses séries américaines cartonnaient, ce qui laissait moins de place au reste. Mais c’est moins le cas maintenant, ce qui est une chance pour nos productions.

Vos émissions ont, paraît-il, déjà permis de faire avancer quelques enquêtes.
Cela arrive, en effet, ce qui est gratifiant pour nous. J’ai en tête une belle histoire grâce à un Face au juge où une famille a reconnu son petit-fils dans une affaire. Ou alors un Indices, où on a eu le témoignage d’une personne qui ne voulait pas parler, ce qui a fait évoluer une autre affaire… Tout ça en veillant à ne jamais aller trop loin dans le voyeurisme, ce qui vous tient à cœur… 

Oui, comme quoi, il n’en faut pas toujours pour faire de l’audience! 
Mais je suis contente sur ce point de protéger l’émission. Cette ligne de conduite vaut aussi pour les extraits sur Internet. Si j’accepte qu’on montre les magistrats, je refuse qu’on mette en avant des gens sans mise en contexte. 

Récemment, vous disiez constater que les jeunes avaient moins peur de se retrouver devant une cour de justice. Cela vous inquiétait, même… 
Tout à fait. Là, j’ai un recul de 7 ans, et je constate qu’une partie de la jeunesse est en perdition. Je parle beaucoup avec eux et sur le terrain, des associations viennent épauler ces jeunes. Mais j’ai l’impression qu’il faudrait renforcer les aides à ces organismes. 

Face à votre important volume de travail, l’avenir, vous y songez parfois? 
J’y pense, oui. J’aimerais avoir plus de temps, mais il y a plein de choses que je voudrais faire, comme de la radio ou donner cours. Ce sont des choses qui peuvent se dessiner dans mon futur mais étant perfectionniste, je préfère ne pas trop me disperser et faire chaque chose en son temps. 

Deux aventures mises entre parenthèses

Également animatrice en France de Chroniques criminelles (sur TFX), Julie Denayer a annoncé arrêter la présentation de ce programme. Idem pour le Journal de RTL, où elle officiait comme remplaçante. “Avec le temps, on apprend à prendre du recul. Il n’est parfois pas possible de cumuler trop de choses. Je cherche aussi à garder un équilibre de vie. Pour moi, la famille reste essentielle.”, dit l’épouse d’Adrien Devyver (Le grand cactus), qui est aussi sportive à ses heures perdues. “Quand on fait un métier passion, le sport aide beaucoup. Je cours un peu et je fais pas mal de badminton, qui est intensif!
 

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