Le documentaire du jour : Idris Elba

À 44 ans, l’acteur Idris Elba décide de réaliser un de ses rêves: devenir champion de kickboxing.

Idris Elba
Diffusion le 1er août à 20h45 sur Discovery

 

L’histoire est quasi sortie du manuel du petit scénariste débutant à Hollywood. Tellement qu’elle ressemble presque à un cliché et semble trop belle pour être vraie: un acteur au faîte de sa carrière décide de se lancer un défi, s’entraîne un an dans la douleur, pour finalement se battre sur un ring professionnel contre un champion… Une ode à l’effort, au dépassement de soi, à la volonté qui soulève des montagnes (de fonte) et aux muscles frémissants soulignés de sueur. Pourtant ce n’est pas de la fiction, c’est arrivé, et ça a été filmé par Discovery Channel.

Cette mini-série en trois épisodes a suivi en effet la star de Luther, The Wire, Suicide Squad, Avengers, Mandela, un long chemin vers la liberté (on arrête là la liste, elle, est longue comme le bras), celui que l’on aurait rêvé voir endosser le smoking de 007, dans son apprentissage de l’art de la boxe aux pieds et aux poings. Il s’est démené, comme un diable, pour acquérir la technique et le physique, mais aussi le mental d’acier du fighter. Cette quête quasi métaphysique l’a amené à découvrir les arts martiaux et l’art de la guerre, de Cuba au Japon en passant par la Thaïlande et l’Afrique du Sud. Pourquoi se faire tant de mal? “Pour tester mes limites en tant qu’être humain”, expliquait-il au magazine Deadline à l’époque de la sortie de la mini-série (en 2016). Le ton sera donc héroïque et l’on repérera (avec délices), des clins d’yeux au modèle éternel du combattant mal barré, Rocky, à travers des scènes de salles, de pompes spectaculaires, de fight filmées façon épique et même d’escaliers affrontés bonnet vissé sur le crâne (il ne manque que Bill Conti). Au passage, l’on rencontre des pros de la discipline (comme son premier adversaire, Lionel Graves, qui ne fera pas de cadeau au papy star) et l’on découvre un sport qui ne se limite pas au grand écart facial de JCVD. Il n’y a pas d’âge pour les gnons, l’œil du tigre et la rage de vaincre.

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