Morbihan, les défis de la petite mer

Au lieu de subir le changement climatique, le Morbihan a choisi de s'adapter.

Sale temps pour la planète Prod
Diffusion le 28 juillet à 20h55 sur France 5

 

Été comme hiver, le spectacle est permanent. Ici, l’océan, en proie à de vives colères, sculpte la roche. Nous sommes dans le Morbihan, signifiant “Petite Mer” en breton. Les falaises, les criques et les plages sont souvent déchirées par la houle et le vent. Au fil des années, ce décor majestueux s’effrite. L’érosion marine est capable du pire comme du meilleur. Tout au long du littoral, on s’inquiète des effets de plus en plus visibles du changement climatique. À certains endroits, on renforce les digues. À d’autres, on ne fait que colmater les brèches, faute de moyens. Face au trait de côte (la limite entre la terre et la mer) qui évolue, les activités économiques sont fragilisées. Tous les secteurs sont impactés. Les pêcheurs appréhendent l’avenir. L’homme, en urbanisant le golfe du Morbihan, a aussi transformé les paysages. La montée des eaux menace grandement les îles du golfe qui en compte 42 au total. Certaines d’entre elles risquent de disparaître d’ici 50 ans. De plus, à chaque grande marée, les maisons situées en bord de mer ont les pieds dans l’eau. Mais ce changement en cours a aussi des effets positifs. Le golfe du Morbihan va devenir un eldorado pour tous ceux qui voudront fuir les grandes chaleurs promises dans le sud de la France. Alors, comment prévenir l’arrivée de dizaines de milliers de nouveaux résidents dans les années à venir?  D’après les projections de l’Insee, 250.000 personnes viendraient s’installer dans le département français en 2050. On sait que la vie sur le golfe va évoluer et qu’il faudra s’y préparer. En attendant, face au climat qui devient fou, certains inventent un mode de vie plus résilient. Quelques professionnels de la mer (mytiliculteurs, ostréiculteurs) rivalisent d’inventivité et de bon sens dans l’espoir d’un monde meilleur.

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