Tac au tac: Benjamin Deceuninck

Au charbon tous les jours pendant l’Euro, il lève le voile sur le mystère de son endurance.

@RTBF

Après l’élimination des Diables à l’Euro, vous avez eu la déception courte, longue ou moyenne?
Très courte. J’étais plus secoué en 2018 et en 2016… Cette fois, vu le match, c’était assez logique et la loi du plus fort me permet d’accepter la défaite.

Pendant le match Belgique-Italie, avez-vous été secrètement un peu ou moyennement pour l’Italie?
Très secrètement, un peu. J’avoue quand même être fort avec les Diables.

Quel âge avez-vous quand vous regardez un match des Diables?
Quinze ans. C’est la dernière équipe que je supporte vraiment comme un vrai supporter de foot…

Mais les Diables Rouges en l’état, c’est quand même une bande de jeunes plus si jeunes, non?
Eh bien, oui… Il y en a qui sont proches de la retraite, il va falloir s’y préparer. Mais on en est tous là! Moi, j’ai commencé à présenter les émissions de Coupe du monde en 2006, j’étais le petit jeune de la bande, mais là…

Quand vous regardez les matchs en studio, c’est comme à la maison? Vous criez, vous buvez des bières, vous mangez des chips?
Non, on bosse! On regarde le match dans un local d’analyse, et c’est très sérieux, avec beaucoup de consignes. C’est du boulot, même si on vibre plus quand c’est un match des Diables.

Pourquoi il n’y a pas de commentatrices de matchs?
Je pense que ça doit venir de façon naturelle. En 2006, il n’y avait pas de filles sur le plateau, ni en 2008, ni en 2010, ni en 2012, ni en 2014… On y est arrivé en 2016 et cette fois, elles sont même deux: Cécile De Grenier qui a de la tchatche et un oeil, et Christine Schréder qui est la patronne. Si on imposait des quotas, si on se disait “Il faut une commentatrice”, on risquerait de la mettre en difficulté.

Pour des raisons budgétaires, vous ne pouvez garder qu’un seul chroniqueur. Lequel gardez-vous?
(Rire.) Aucun entraîneur ne peut répondre à cette question, et comme je suis un peu le coach de l’équipe…

Pour des raisons budgétaires contraires, vous pouvez engager un nouveau chroniqueur. Qui?
José Mourinho. Je l’ai déjà vu, je pense qu’il peut être très bon en télé.

Quel Diable mérite un biopic?
Romelu Lukaku.

Qui pour jouer son rôle?
Lui-même.

Quel Diable Rouge est déjà venu manger chez vous?
J’ai un lien presque familial avec Timothy Castagne, et j’ai été fort touché par le fait qu’il soit blessé très vite dans le tournoi. Et donc voilà, il est déjà venu manger une fois à la maison.

Quel est ce lien presque familial?
C’est le beau-fils du parrain de mon fils. 

Sincèrement, toutes ces soirées à présenter du foot… Vous faites semblant d’encore aimer ça?
Il y a toujours des petits coups de mou, mais ça va… Être bien entouré dans le travail d’équipe, ça permet de le faire, et puis il est important aussi d’avoir un bon équilibre familial.

À propos d’équilibre familial, excusez-moi, Benjamin, mais votre épouse, Élodie de Sélys, m’a dit de vous dire qu’elle ne savait plus si elle avait un mari…
(Rire.) Évidemment, vous mentez parce qu’elle est venue régulièrement, avec un ou deux de nos enfants, nous faire des coucous et regarder des matches pas loin d’où je suis. J’ai mené ma contre-enquête, et vous mentez…
 

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