Un portait intime et historique du Japon

Entre deux Jeux Olympiques, Philippe Cornet raconte cinquante années de changements au Japon.

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Diffusion le 12 juillet à 22h35 sur La Trois

 

Été 1964, la fin de la Deuxième Guerre Mondiale n’a pas encore vingt ans, mais le Japon porte évidemment encore les stigmates des bombardements de Nagasaki et d’Hiroshima. Au sortir du conflit, le pays du Soleil levant n’était qu’ “une nation désespérée, dans un environnement littéralement bombardé, un pays appauvri, une économie dévastée”, explique à Kyodo News Roy Tomizawa, auteur du livre 1964, la plus grande année de l’histoire du Japon. “Dix-neuf ans plus tard, ils réussissent l’un des événements les plus difficiles à organiser sur le plan logistique.” Véritables outils du pacifisme, ces Jeux Olympiques – les premiers de l’Histoire organisés sur le continent asiatique – sont l’occasion pour le Japon de se présenter aux yeux du monde comme le pays de la science et des technologies de pointe.

Été 2021, dix ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon a à nouveau rendez-vous avec l’Histoire, avec l’ambition de montrer que le pays a continué de progresser dans tous les domaines. Philippe Cornet est réalisateur de documentaires. C’est en apprenant “que le surf [serait] discipline olympique officielle aux JO de 2020 – repoussés en 2021 – comme le judo l’a été en 1964” que “s’est naturellement inscrite la tentation de visiter un demi-siècle de Japon via le sport.“ Le film de Philippe Cornet enchaîne donc les bonds entre 1964 et 2021 pour décrire comment le sport, la place des femmes, le rapport avec les États-Unis et le sens de la compétition ont modifié le Japon. Le tout se fait de manière extrêmement narrative, grâce aux histoires entre autres des Sorcières de l’Orient, les volleyeuses japonaises couronnées d’or en 1964, ou de Uta Abe, plus jeune judoka médaille d’or dans un tournoi IJF WorldTour alors qu’elle n’avait que 16 ans en 2017.

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