La série du jour: Snowfall

Après des hauts et des bas, la quatrième saison de Snowfall s'impose comme la plus aboutie.

Snowfall Prod
Diffusion le 9 juillet à 20h30 sur Be Séries

Les affaires sont en plein essor dans la saison 4 de Snowfall. Nous sommes le 1er janvier 1985. Ronald Reagan a remporté sa campagne de réélection. Un nouveau jour se lève pour l’Amérique mais dans les rues de South Central, à Los Angeles, on a plutôt l’impression que le soleil se couche. La demande de crack est élevée, et bien que l’équipe de dealers dirigée par Franklin Saint (Damson Idris) profite grandement de la montée de la toxicomanie, tout le monde commence à prendre conscience des dommages causés par la drogue. Pendant que les enjeux et les pertes continuent de croître, chacun commence à comprendre la force destructrice qu’il a mise en marche, quitte à devoir réexaminer ses propres motivations.

Snowfall, créé par John Singleton, Dave Andron et Éric Amadio, a passé deux saisons à façonner les personnages et leurs mondes. À l’époque, les critiques déclaraient que l’intrigue progressait trop lentement. Contre toute attente, la troisième fournée n’a pas perdu de temps en détruisant brutalement la vie des protagonistes. Le rythme s’accélère de plus belle dans cette quatrième saison. La série américaine se concentrait à l’origine sur le déferlement du crack dans les bas-fonds de Los Angeles au début des années 80 et sur les liens avec la CIA dans cette guerre contre la drogue. Cependant, plus on avance dans trame narrative et plus on comprend que les scénaristes ont la volonté d’amener une réflexion plus profonde. Ce que le drame aborde aujourd’hui, c’est surtout la transformation d’une communauté après que ce fléau a ravagé les quartiers et le quotidien des personnes qui y résidaient. En explorant le bilan humain d’une telle crise, Snowfall offre un regard perspicace et engagé d’une époque sans tomber dans la critique facile. Et le spectacle n’en est pas moins divertissant.

Sur le même sujet
Plus d'actualité