La série du jour: David Makes Man

Oscarisé pour Moonlight, le créateur de David makes man livre une remarquable série initiatique.

David Makes Man
Diffusion le 7 juillet à 20h30 sur Be tv

Son Moonlight, dont il avait signé le script et qui avait été adapté par le scénariste Barry Jenkins pour le cinéma, avait bouleversé le public lors de sa sortie en 2016. Et séduit les professionnels qui lui avaient décerné notamment l’Oscar du meilleur scénario. Dans ce long-métrage semi-autobiographique, Tarell Alvin McCraney évoquait le parcours de Chiron, un homosexuel en quête de repères dans la Floride des années 80. Avec David makes man, sa première incursion sur le petit écran, le dramaturge s’appuie une nouvelle fois sur le récit initiatique d’un jeune homme, David (Akili McDowell, Billions), vivant dans un quartier défavorisé non loin de la ville de Miami.

Véritable force de la nature, le garçon expérimente un quotidien on ne peut plus contrasté: quand il n’est pas sur les bancs de la prestigieuse école qu’il fréquente, soutenu dans ses efforts, malgré ses provocations, par le Dr Woods-Trap (Phylicia Rashad, Cosby show) – une professeure inspirante et motivante -, il tente de venir en aide à sa mère (Alana Arenas). Une matriarche qui, tant bien que mal, essaie de joindre les deux bouts pour nourrir sa famille, complétée par J.G. (Cayden K. Williams), son petit dernier. Comme si cela ne suffisait pas, David doit également lutter pour survivre dans cet environnement hostile qui l’entoure, gangréné par la drogue. Coincé entre ces deux mondes, souvent perdu dans ses rêves, David est en outre hanté par la disparition de son meilleur ami. À seulement 14 ans, le voilà donc d’ores et déjà confronté aux difficultés de la vie, alors que son adolescence passe clairement à la trappe.

Chronique vibrante, produite en 2019 par de grands noms tels que la papesse de la télévision américaine Oprah Winfrey et l’acteur Michael B. Jordan (Creed), David makes man interpelle d’emblée par la justesse et le modernisme de sa mise en scène. Une première saison à la fois sombre et lumineuse, à découvrir!

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