Tac au tac: Jean-Pierre Foucault

Tout l’été, il raconte ses souvenirs sur Nostalgie dans le bien nommé Sacré Jean-Pierre. Dialogue.

@ Belgaimage

Pour les besoins de l’émission Sacré Jean-Pierre, qui sera diffusée chaque samedi matin de l’été sur Nostalgie, une équipe vous a longuement interviewé. Avez-vous eu l’impression qu’on interviewait un musée?
Oh non… Ils sont très courtois à Nostalgie. Je suis juste un peu plus âgé qu’eux, ils m’ont dit que j’avais parfois été un exemple et que ce serait sympa de venir raconter quelques souvenirs. Mais je ne suis pas une anthologie, non…

Mais vous êtes un mythe de la télévision populaire!
Peut-être, mais ce n’est pas de mon fait, c’est parce que j’ai eu la chance d’avoir des émissions dont les concepts étaient simples et séduisants. Voilà pourquoi je suis un peu dans la mémoire des gens…

Sur la cote de popularité, vous êtes quasiment au niveau de Jean-Pierre Pernaut, non?
Je ne sais pas si on doit s’amuser à faire des concours de popularité, mais c’est vrai que nous sommes quelques-uns à avoir atteint le sommet des enquêtes.

C’est pour quand, la retraite, Jean-Pierre?
J’ai levé le pied, j’ai passé le relais il y a deux ans à Camille Combal pour Qui veut gagner des millions?, donc je suis déjà un peu à la retraite, mais j’ai conservé Miss France car j’y tiens  beaucoup, c’est un beau programme.

À la grande époque des Guignols, vous étiez choqué de votre marionnette?
Pas du tout. Au contraire, c’est une véritable reconnaissance de notoriété – je connaissais des gens qui râlaient de ne pas être dans cette famille.

Le meilleur invité que vous ayez reçu?
C’est compliqué, et ce serait discourtois vis-à-vis des autres – mais j’ai eu la chance de recevoir tous les plus grands… Serge Gainsbourg, Jean Marais, Dustin Hoffman, Paul McCartney, Arnold Schwarzenegger – la terre entière était sur mon canapé.

Le pire invité jamais reçu? Celui qui vous a vraiment saoulé…
C’est celui qui n’est pas arrivé jusqu’à moi. Il était dans les coulisses, il était invité, et il a bu un coup de trop… C’était Guy Marchand. Il me voue une inimitié féroce. Je ne sais pas pourquoi alors que je suis d’un naturel extrêmement sympathique et accueillant.

Pourquoi il ne vous aime pas?
Demandez-lui. (Rire.)

Vous ne vous êtes jamais embrouillé avec un invité?
Non, jamais. Franchement.

La lettre ou le message le plus bizarre reçu de la part d’un ou d’une fan?
Il y a une dame qui assistait souvent à mes émissions et qui venait sonner à ma porte et qui prétendait être ma mère. C’était assez préoccupant… Elle venait au studio des Buttes-Chaumont
avec une valise en disant “Voilà des habits pour mon fils”. Quand j’ai raconté ça à ma mère, ça ne l’a pas fait rire du tout.

Dans la vie, qu’est-ce que vous avez réussi?
Ma carrière.

Qu’est-ce que vous avez raté?
Tellement de choses – ce que l’on rate, c’est ce qui permet de réussir ensuite. 

Dites-moi un truc que vous avez raté.
Une tarte aux pommes (rire).

OK, super…
Ça vous apprendra (rire).

Sacré Jean-Pierre – Chaque samedi Nostalgie – 9h00
 

Sur le même sujet
Plus d'actualité