La série du jour: Cry Wolf

Cry Wolf pointe du doigt les violences familiales, un sujet encore tabou.

Cy Wolf Prod
Diffusion le 4 juillet à 20h30 sur Be1

Le type marche visiblement à l’intuition. Après avoir lu une dissertation pour le moins bouleversante de Holly (incroyable Flora Ofelia Hofmann Lindahl), une adolescente de 14 ans, Lars (Bjarne Henriksen), un assistant social, est persuadé que celle-ci dit la vérité quand elle accuse Simon (Peter Plaugborg), son beau-père, de violences. D’autant plus que Theo (Noah Storm Otto), son demi-frère, présente lui aussi quelques troubles du comportement. Pourtant, elle n’est marquée par aucune blessure. Les faits remontant, selon elle, à quelques semaines. Capable de coucher sur papier ses souffrances présumées, elle est se trouve en revanche dans l’impossibilité de les verbaliser. Se contentant de larmes et de simples hochements de tête face à Lars. Rapidement, Holly se retrouve isolée: pour sa mère Dea (Christine Albeck Børge), ces accusations ne sont que mensonges, tandis que son cadet est dans l’incompréhension. Quant au principal intéressé, il réfute fermement les allégations de sa belle-fille. Mais pas de quoi décourager Lars qui reste sur sa première idée, et décide de mettre leurs deux enfants en sécurité.

On l’aura compris: tout le suspense de cette mini-série danoise de 2020, scénarisée par Maja Jul Larsen (Borgen), repose sur le doute suscité par les affirmations de la jeune femme. Un questionnement accentué par une mise en scène qui n’hésite pas à brouiller les pistes: il est, en effet, très difficile de voir clair dans l’attitude des personnages qui, derrière leurs visages on ne peut plus fermés, masquent leurs émotions. Quitte à devenir, parfois, de véritables clichés aux yeux du public. Ralentie ici et là par quelques longueurs, rarement gratuites cela dit, l’intrigue bénéficie d’un réalisme qui sert parfaitement le propos sur ce sujet sociétal encore trop tabou.

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