Tac au tac: Alex Lutz

Après Catherine et Liliane, après Guy, voici Thomas, ancien espoir du tennis français dans 5ème set.

@ Belgaimage

Dans 5ème set, vous incarnez un joueur de tennis. Vous vous êtes beaucoup entraîné ou vous étiez déjà un killer de la raquette?
Non, je me suis beaucoup entraîné, mais il y a la magie du cinéma… J’ai évidemment une doublure, mais j’ai dû beaucoup me préparer.

Ça vous a plu, le tennis ou ça vous a dégoûté à vie?
Ça m’a vraiment plu. Mon seul regret c’est que je n’ai pas eu un rapport tennistique classique, je devais décortiquer et répéter des mouvements dans un travail plus chorégraphique.

Vous n’êtes pas prêt à affronter Nadal!
Ah non. Mais je vais vous dire, peu de gens en sont capables. Des personnages comme Nadal, c’est des créatures.

Dans le film, on voit beaucoup votre corps. Un acteur c’est d’abord un corps. Quelle est la partie de votre corps que vous n’aimez pas?
Mes fesses.

Et celle que vous aimez?
J’en sais rien… Pas grand-chose… J’ai un rapport apaisé, sympathique et de bonne entente avec mon corps sans en faire des caisses à fromages… Je l’entretiens, voilà… C’est mon outil de travail. Bon, il est un peu abîmé aussi, alors des fois, on s’engueule, mais dans l’ensemble ça va…

Quand vous étiez enfant, quelle était votre série préférée?
Magnum, MacGyver, L’amour du risque, La vengeance aux deux visages… Ça me rattache à des moments passés avec ma grand-mère, on regardait ça pendant que ma mère, avec sa panière de linge, disait “Qu’est-ce que c’est, ces conneries américaines?” tout en regardant quand même…

Ado, votre chanteur préféré?
Renaud, Higelin, Annie Cordy, Lenny Kravitz… Si vous regardez ma playlist, vous vous dites “ce type est fou”… Je déteste périmétrer un goût artistique, je trouve que c’est d’un chagrin…

Vous n’êtes pas snob…
Non, je crois pas. Enfin si – comme tout le monde. J’aime bien mon confort, j’aime bien avoir chaud, j’aime bien qu’on m’appelle en plateau au dernier moment et que j’attende pas… C’est un luxe personnel, mais pas un snobisme de classe – ça, pour moi, c’est du chinois: je ne le comprends pas.

Gamin, vos livres de chevet?
Les Boule et Bill, Copain des bois – un livre où on apprenait à faire un radeau avec trois morceaux de bois, Mémoires d’un âne. Plus tard, Prévert, Bonjour tristesse de Sagan, relu mille fois et aujourd’hui Annie Ernaux.

Vous avez écrit un premier roman – Le radiateur d’appoint -, l’histoire d’un radiateur qui parle…
Le narrateur c’est le radiateur, c’était l’occasion de faire un livre à portraits qui va du responsable du magasin de bricolage à la caissière, jusqu’à Françoise, la vieille dame chez qui atterrit le radiateur. C’est une sorte de Magnolia tragicomique au pays de Bricorama.

Votre prochain projet? 
L’adaptation du Radiateur d’appoint au cinéma.

Qui joue?
Je ne vous le dis pas encore, vous me rappellerez. Je ne jouerai pas, mais je ferai sans doute la voix du radiateur…

Catherine et Liliane, à la fin, elles vous saoulaient?
Ce serait horrible d’être saoulé! Ce serait extrêmement déloyal. Quand bien même je serais enfermé là-dedans, ce serait déjà pas mal. C’est merveilleux d’avoir rendu ces deux bonnes femmes populaires et émouvantes.

5ème set, en salle.
 

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