De Charlie Brown à Pride: le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

@ Adobe

@D.R.AppleTV 

Who Are You Charlie Brown?

Qui es-tu Charlie Brown? La réponse la plus simple est: un personnage de comics-strips américain, dont les aventures ont été publiées de 1950 à 2000 dans le monde entier. C’est vrai, mais Charles M. Schulz a créé bien plus que ça avec sa bande de Peanuts. Charlie Brown, c’est le loser métaphysique, le timide qui n’avouera jamais son amour à sa dulcinée, c’est un enfant aux préoccupations d’adultes, qui échoue à faire voler son cerf-volant mais s’obstine, un courageux inquiet… Comme son créateur, apprend-on dans le documentaire, qui s’est inspiré de sa propre jeunesse pour créer ses personnages. Narré par Lupita Nyong’o, le film nous dévoile l’histoire de l’artiste, à travers des interviews de proches et insiste sur le retentissement qu’elle a eue sur des générations entières et sur la société elle-même, avec ses héros issus de la diversité et ses filles sans stéréotypes.  – H.D.

@D.R.
Amazon Prime 

Bosch Saison 7

Inspecteur à la police de Los Angeles, Bosch (Titus Welliver) a un seul principe dans la vie: rendre justice aux victimes, quitte à sortir des clous et à se faire des ennemis. Dans cette septième et dernière saison, adaptée de Mariachi Plaza (publié en 2016), le flic taiseux enquête sur le décès d’une enfant de 10 ans dans un incendie. Un crime plus politique qu’il n’y parait. L’enquête, traitée comme d’habitude tout au long des dix épisodes de la saison, ne manquera pas de rebondissements. Pas de panique cependant, Harry Bosch ne devrait pas connaître une fin tragique puisqu’un spin-off serait d’ores et déjà en préparation. Il devrait s’intéresser à la carrière d’Harry, quelques années après les derniers événements. De quoi relancer efficacement une franchise. – V.V. 

@D.R.Auvio 

Du charbon dans les veines

Cela fait 75 ans que la Belgique et l’Italie ont signé cet accord charbon, qui échangeait un homme contre 200 kilos de charbon par jour, pour repeupler les charbonnages désertés et aider la reconstruction d’un pays exsangue. Lino, Sergio, Urbano, Efisio et Nino ont suivi ce drôle de deal. Eux, quittaient juste la misère de leurs villages, sans trop savoir en quoi consisterait le travail qui les attendaient. En cinq hélas très courts épisodes de 9 minutes, ces hommes racontent leur histoire. Tous sont restés marqués par le fond, par la catastrophe du Bois du Cazier de 1956, par ce travail d’esclave à 1200 mètres sous terre. ”Ce n’est pas vous qui façonnez la mine, c’est elle qui te façonne” s’exclame Efisio, resté aux charbonnages jusqu’en 1984. Aujourd’hui, tous ont à cœur de transmettre leur expérience, les souvenirs de la tragédie comme de la vie quotidienne. Chaque récit est unique, émouvant, mais tous restent marqués par le courage, par la solidarité, par l’amour et la bonté. Les voix tremblent mais la force intérieure est immense. Merci de ne pas nous laisser les oublier.  – H.D. 

@D.R.
Disney 

Pride

Si on a souvent reproché à Disney sa frilosité artistique sur les questions de l’homosexualité et de la transsexualité, on reste bouche bée devant Pride, monumentale encyclopédie sur l’histoire politique du mouvement LGBTQI américain récemment mise en ligne sur Disney +. Si on s’en tient aux ambitions grand public et familiale de la plateforme, le travail abattu sur cette série documentaire (6 épisodes de 45 minutes) est remarquable et s’appuie sur l’exploitation d’archives et de témoignages d’une grande préciosité. Ici, pas de Gloria Gaynor, ni l’ombre d’un Village People, mais des historiens (dont l’un des plus célèbres spécialisés dans l’étude de l’homosexualité, George Chauncey), des activistes, des pionniers engagés qui retracent six décennies d’un combat contre les discriminations. Chaque épisode est consacré à une décennie, la série démarrant dans les années 50 – époque où les homosexuels, dans l’illégalité et harcelés par la police, sont arrêtés sur les lieux de drague ou les bars qu’ils fréquentent. – S.M. 

Sur le même sujet
Plus d'actualité