Michael Jones raconte Goldman sur Bel-RTL tout l’été

Dès ce 28 juin dans la matinale, Michael Jones présentera «Quand la musique est bonne», petite histoire des chansons de Jean-Jacques Goldman.

Michael Jones RTL TVI

Début octobre, Jean-Jacques Goldman fêtera ses 70 ans. Un anniversaire que Bel-RTL fête en amont, en revenant sur la carrière du chanteur. Pour évoquer le parcours de cet artiste tant aimé, la chaîne a fait appel à Michael Jones, complice de toujours. Il sera sur antenne tous les matins aux environs de 8h15. Rencontre.

Qu’allons-nous découvrir dans cette capsule?

Des anecdotes que les gens ne connaissent pas sur l’enregistrement des chansons, les tournées.

Que peut-on encore apprendre sur Jean-Jacques Goldman?

Il y a encore un tas de choses à découvrir. Jean-Jacques n’est bavard que dans ses chansons. Il a toujours pensé que l’essentiel de ce qu’il avait à dire passait par sa musique. Il n’a jamais été très confortable dans les interviews. Ce n’est pas un exercice qui lui plaisait.

En quoi Goldman est-il encore pertinent en 2021 ?

A partir du moment où on écrit des chansons qui parlent aux gens, on reste crédible. Jean-Jacques est toujours vivant, mais il y a un tas de groupes tribute qui tournent. Cela prouve que sa musique a touché et touche encore beaucoup de générations. Au même titre qu’Elvis Presley, décédé depuis longtemps mais toujours présent.

Qui a assuré la relève de Jean-Jacques Goldman?

Il y a plein de jeunes artistes de talent qui font des chansons avec de vrais textes, comme Hoshi qui me touche beaucoup. Claudio Capéo, Eddy de Pretto font aussi des musiques parlant aux gens. Mais la suite de Jean-Jacques c’était des gens tels Calogero, Obispo. Quant aux nouveaux artistes qui arrivent, feront-ils une carrière semblable à celle de Jean-Jacques ? C’est toute la question.

Quel est votre premier souvenir lié à Jean-Jacques Goldman?

Notre rencontre. Je n’oublierai jamais. C’était comme un coup de foudre. J’étais avec le producteur de Thaï Phong, Jean Maresca, et nous étions réunis dans un salon pour écouter les chansons pour le troisième album. Et ça a fait tilt. Un coup de foudre musical immédiat et on ne s’est plus quitté depuis.

Vous êtes associé à JJG depuis près de 40 ans. Vous considérez-vous comme le témoin privilégié de sa carrière?

Non, le témoin privilégié de sa carrière, c’est le public. Je suis par contre un témoin de la création.

Il a choisi de se retirer de la sphère publique. Comprenez-vous ce choix?

Je peux le comprendre avec difficulté mais c’est parce que nous sommes différents. Moi, je suis vraiment heureux sur scène, c’est l’endroit où je m’éclate le plus. Jean-Jacques c’est l’inverse. C’est la création qui le botte vraiment. La scène n’a jamais été viscéralement nécessaire pour lui. Il pouvait s’en passer sans souci.

Votre carrière est souvent associée à vos collaborations, qu’il s’agisse de celle avec Goldman ou celle du trio Frederick Goldman et Jones. N’est-ce pas un frein à votre propre carrière?

Le fait de travailler avec un artiste comme Jean-Jacques m’a fait apprendre énormément. Cela m’a renforcé dans toutes les choses que j’ai entreprises. Et j’ai eu la chance de faire une belle carrière. Je remplis encore des salles alors que je vais bientôt fêter mes 70 ans. Ma carrière est assez remplie et je pense sincèrement que c’est grâce à ma collaboration avec Jean-Jacques et Carole.

A l’image du choix de Goldman, vous avez annoncé vous retirer du spectacle des Enfoirés. Pourquoi? Continuerez-vous à œuvrer dans l’ombre pour les Restos du cœur ?

La relève est là et donc place aux jeunes. Les Enfoirés est un exercice très fatigant. Mais je vais continuer en allant jouer dans les restaurants où servent les Restos du Cœur. Je vais aller avec ma guitare pousser la chansonnette pour les bénévoles mais aussi pour ceux qui bénéficient de ces repas parce que ces gens-là ne peuvent pas se payer un ticket pour les Enfoirés…

Vous avez participé à la Star Academy en tant que professeur. Quel regard portez-vous sur les télécrochets d’aujourd’hui ? Si on vous appelle, pourriez-vous intégrer le jury de The Voice?

Je ne pense pas qu’on m’appellera. Je suis trop têtu et je dis toujours ce que je pense. On n’arrive pas à me faire dire des choses que je ne pense pas et je ne suis donc pas un très bon candidat. Les télécrochets ont toujours existé et permis à des artistes d’émerger. Je ne peux pas les critiquer. Mais il va bientôt y avoir un nouveau concept, lancé par Nagui. Des auteurs compositeurs vont venir sur son plateau interpréter leurs propres chansons. Cela va être beaucoup plus dur. Les gens auront-ils la patience d’écouter des nouveautés ? Je ne sais pas, c’est un pari énorme que prend Nagui.

Sur Youtube, vous avez créé votre propre émission, Confiture

Absolument. J’invite un artiste connu à venir partager une journée avec un chef parce que je trouve qu’il y a beaucoup de points communs entre la chanson et la cuisine. A la fin de l’émission, on passe le clip d’un artiste qui n’aurait eu aucune chance d’être diffusé ailleurs.

Votre tournée Au tour de est-elle une tournée d’adieux?

La scène est une drogue. La seule chose qui pourra m’arrêter c’est la mort. Et j’espère que ce ne sera pas pour tout de suite.

Sur le même sujet
Plus d'actualité