Tac au tac: Alessandra Sublet

Elle s’est fait sa place à la télé en jouant des coudes. Elle raconte son itinéraire dans J’emmerde Cendrillon!

@ Belgaimage

Vous venez de publier J’emmerde Cendrillon!, un livre sur l’idée du succès. Écrire sur la réussite, ça signifie que vous avez réussi votre vie?
(Silence.) C’est difficile de dire que j’ai réussi ma vie, mais ce que je peux dire c’est que j’ai réussi à trouver le chemin de mon épanouissement.

Vous considérez-vous comme un modèle d’identification?
Non. Je ne suis pas un modèle. J’ai écrit un livre pour essayer de décomplexer les gens qui pourraient se poser des questions sur des moments charnières de leur vie.

Si vous emmerdez Cendrillon, quel est votre exemple?
Je n’ai pas d’exemple, et je n’ai pas dit que je n’aimais pas Cendrillon, j’ai dit que je l’emmerdais. J’emmerde un peu la perfection parce que la perfection n’existe pas… La preuve, à la fin de l’histoire, on nous dit “Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”, mais on ne nous a pas montré la suite de l’histoire. Et pourquoi? Parce qu’elle n’est pas si rose.

Vous avez commencé comme GO au Club Med. Qu’avez-vous appris au Club Med qui vous sert encore aujourd’hui?
Le Club Méditerranée c’est l’école de la vie – on est au contact direct avec tous les milieux sociaux… Et puis, on est obligés de se débrouiller, donc…

Vous êtes capable de tous les culots… Vous n’avez peur de rien ou vous avez tellement peur de tout que vous finissez par n’avoir plus peur de rien?
Je doute de moi bien plus qu’on ne le pense. J’ai pas peur de rien, mais je ne m’interdis rien. Quand on ne peut compter que sur soi-même, à un moment donné, il faut avancer. Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, c’était important de me débrouiller…

Vous êtes super fière de vo origines modestes…
Oui, je suis très fière des origines paysannes de mes grands-parents. Mais tout est possible, quel que ce soit votre milieu social ou le compte en banque de vos parents. Rien ni personne ne peut aller contre l’envie…

Vous écrivez “créer sa propre chance en créant sa propre force”. C’est plus facile à dire qu’à faire…
Elle est importante, votre question… Dire que certaines personnes n’ont pas le choix…

Qui n’a pas le choix? 
Je peux vous donner des tas d’exemples de gens qui n’avaient pas le choix et qui se sont battus pour en avoir un…

Vous dites qu’on vous reproche votre manque de culture, mais vous n’êtes pas non plus si inculte!
On est d’accord. Mais c’est le leitmotiv de beaucoup de mes détracteurs.  Et vous savez pourquoi?

Non…
Parce que j’ai toujours considéré que les gens qui nous regardent devant leur télé ne sont pas plus bêtes ou sont plus intelligents que nous.

Si vous étiez un homme pendant 24 heures, vous essaieriez quoi?
De ne pas être le prince charmant. 

Qu’est-ce que vous n’avez pas encore fait que vous devez faire? 
Tellement de choses. On m’a proposé de tourner comme actrice, je me suis dit: pourquoi pas essayer un jour? Voyager plus avec mes enfants. J’ai une wish list… Vous n’avez jamais fait ça?

Euh, oui oui.
Donc c’est qu’il vous reste encore des choses à faire.

J’emmerde Cendrillon!, Robert Laffont, 172 p.
 

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