La série du jour: In treatment

Uzo Aduba, star d’Orange is the new Black, succède à Gabriel Byrne en thérapeute de l’Amérique confinée dans la Saison 4 d’In Treatment

In Treatment Prod
Diffusion le 3 juin à 20h30 sur Be1

Dix ans après la dernière saison d’En Analyse (version américaine de la série créée par l’israélien Hagai Levi) et dans la foulée du succès de la version française En Thérapie diffusée sur Arte, Uzo Aduba alias Dr Brooke Taylor reprend le flambeau du Dr Paul Wetson popularisé par Gabriel Byrne en psychologue tourmenté entre ses patients et ses propres transferts. Changement de décor également puisque la série passe de New York au quartier de la bourgeoisie noire de Baldwin Hills à Los Angeles, surnommé le « Black Beverly Hills » et rarement montré à l’écran.

«Nous avons repris les codes qui ont fait le succès de la série à travers le monde, mais en les déclinant avec les questions qui agitent l’Amérique contemporaine. Notre pays lutte avec des questions liées à la couleur de peau, au rapport de classe, et par-dessus cela, à la pandémie. Cette série, c’est une cathartique de l’Amérique post-Trump» analyse Jennifer Schuur, co-créatrice et productrice de la série. De là le choix de confier le rôle de la thérapeute à une femme noire, à l’intersection des enjeux sociaux contemporains : « Montrer le monde à l’écran à travers le regard d’une femme noire, forte et successfull issue de la bourgeoisie noire n’arrive pas si souvent. La série propose de regarder le monde à travers des yeux différents, un monde où l’on parle de santé mentale comme jamais auparavant. Nous avons tous subi un énorme stress avec la pandémie, il n’est pas trop tard pour en parler » complète Joshua Allen, co-créateur et producteur de la série

En 24 épisodes inspirés d’histoires réelles, la thérapeute aborde le monde de l’Amérique confinée et traumatisée par la mort de George Floyd. Le premier épisode s’ouvre en séance virtuelle avec Eladio, jeune patient d’origine colombienne hanté par un amour perdu, avec qui Brooke va développer un transfert filial. Suivent des séances à domicile avec Colin, prototype du mâle blanc toxique, manipulateur et séducteur incarcéré pour fraude fiscale qui va tenter de sortir du déni de sa propre violence. Mythomane, sex-addict et provocatrice, la jeune Laila essayera de comprendre son rapport à la vérité. Certains soir Brooke boit un peu trop pour oublier ses propres fantômes, celui de son père qui vient de mourir, et de l’enfant qu’elle a abandonné à la naissance, tout débriefant ses addictions avec son amie Rita rencontrée aux Alcooliques anonymes. Le tout pour une cathartique efficace et brillante de l’Amérique, dont il faudra attendre les derniers épisodes pour savoir si Brooke retrouve enfin le Dr Wetson.

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