De The Virtues à Elvis Presley: The Searcher: le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

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The Virtues

Dans le genre drame social psychologique, on tient un must-see, d’ailleurs récompensé du grand prix de Séries Mania (2019). Du Ken Loach ou du Mike Leigh en série, avec une bande-son de P.J. Harvey et Alphex Twin! Aux commandes, on retrouve Shane Meadows et Jack Thorne (This Is England), rois de la peinture de la banalité du quotidien, de la tragédie ordinaire saupoudrée d’humour anglais. En quatre épisodes, The Virtues raconte la détresse de Josep, alcoolique et dépressif, fracassé par le départ de son fils en Australie et de retour en Irlande auprès d’une soeur qu’il ne connaît plus. La série impose d’emblée son rythme, lent, au plus près des sentiments. Et Stephen Graham a largement mérité son prix d’interprétation tant il est juste dans ses silences et ses répliques désabusées. – H.D.

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Netflix

Dans les angles morts

Début des années 80. Catherine (Amanda Seyfield) suit son mari George qui vient de décrocher un poste dans une université de province. Il doit ce job à son travail sur le peintre du XIXe siècle George Inness dont l’oeuvre fut influencée par un philosophe suédois persuadé que tout ce qui existe dans le monde naturel a un pendant dans le monde spirituel. Et comme par hasard, des objets s’animent, des spectres apparaissent, un piano joue tout seul dans le salon, une odeur de gaz d’échappement envahit la maison et une femme aussi transparente qu’effrayante apparaît à Franny, la fille du couple. En adaptant le roman All Things Cease To Appear d’Elizabeth Brundage, Robert Pulcini et Shari Springer Berman signent un film qui respecte tous les ingrédients du “film de maison hantée”. – E.R.

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Halston

Connu pour avoir laissé une vague empreinte sur les années 60 et 70 dans une industrie de la mode qui n’arrivera jamais à la cheville de la couture française, Halston est colérique, snob, prétentieux, suffisant, et carrément méchant. Ami de Liza Minnelli, mort en 1990, il accumule les défauts ayant forgé la réputation imbuvable des créateurs de mode. Ewan McGregor se surpasse pour donner chair à ce personnage aussi fascinant qu’épouvantable… Poinçonnée du sceau de Ryan Murphy, la série est une éblouissante exploration du métier de la mode dans ses excès, son panache et sa démesure. Cette mode qui oblige les créateurs à se plier aux exigences d’un business qui ne pardonne pas et causera la perte de Halston, déchéance économique et personnelle où il laissera sa peau et son nom qui, contractuellement, ne lui appartient plus. À l’avant-plan, Halston décrit aussi l’hédonisme du New York gay d’avant le crash sida, mettant en scène quelques jolis tableaux de sexe, de drogue et de disco. Vous voilà prévenu… – S.M.

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Elvis Presley: The Searcher 

Pour les fans ce n’est que du bonheur. La carrière d’Elvis, depuis ses premiers balbutiements à Tupelo, dans l’État du Mississippi, où il naît le 8 janvier 1935, à ses dernières apparitions scéniques en 1976, est retracée ici avec précision, émotion et tout le recul nécessaire. Produit par HBO en 2018, déjà sorti en DVD et à présent offert aux abonnés Netflix en deux épisodes de nonante minutes, Elvis Presley: The Searcher est irrésistible, autant pour ses images d’archives que pour la qualité des témoignages recueillis. En voix off, son épouse Priscilla Presley raconte le Elvis “privé”. Ses musiciens, le guitariste Scotty Moore en tête, reviennent sur l’euphorie des enregistrements studio et les tournées. Et puis, il y a toutes ces stars dont la vie a basculé lorsqu’elles ont découvert les déhanchements diaboliques d’Elvis. Le docu de référence sur le King. Tout simplement. – L.L.

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