Le documentaire du jour: Salvatore Adamo

Le temps d’une histoire propose un portrait inédit du plus célèbre chanteur belgo-italien.

Adamo prod
Diffusion le 28 mai à 20h50 sur La Une

Soixante ans de carrière, un succès international ponctué de nombreux classiques de la chanson (Tombe la neige, Inch’Allah, Les filles du bord de mer…): la longévité et la renommée mondiale de Salvatore Adamo sont inversement proportionnelles à l’humilité de l’homme qui n’a jamais oublié ses origines modestes. Enfant d’immigrés siciliens dont le père est venu travailler dans nos mines, c’est un radio-crochet qui le fait connaître aux auditeurs, alors qu’il est encore adolescent, et qui servira de détonateur à une popularité qui ne fera que croître.

Jean-Marc Panis a co-réalisé avec Hadja Labib le documentaire qui revient sur les étapes de cette brillante success-story: “A la base, c’est surtout Hadja qui connaît bien Salvatore, qu’elle a déjà eu plusieurs fois comme invité dans son émission Tout le Baz’Art, nous précise le réalisateur. Elle a bien préparé le terrain, d’autant plus qu’Adamo avait émis le souhait qu’on le surprenne. Ce qui nous a motivé à effectuer un gros travail de documentaliste à la recherche d’archives originales.

Parallèlement, le reportage offre le regard et l’éclairage de proches du chanteur, tels que Jacques Mercier et son biographe Thierry Coljon, mais aussi les commentaires exceptionnels de sa discrète épouse Nicole, qu’on entend hors caméra évoquer son mariage, ainsi que la relation avec la presse et les fans. C’est également l’occasion d’écouter des artistes – Daan, Mélanie de Biasio, Lætitia Mampaka…– se réapproprier les titres d’Adamo. “Ça l’a ému de voir des générations plus jeunes s’intéresser à son œuvre, d’autant que cette réinterprétation permet d’écouter ces morceaux autrement et de donner une nouvelle dimension à la profondeur de certains textes engagés”, explique J.M. Panis.

En voyant défiler les images d’une existence remarquable et – chose très rare pour un chanteur francophone – les témoignages d’une popularité impressionnante dans le monde entier, l’auteur de C’est ma vie ne se départit jamais d’une modestie non feinte: “Si, quand je partirai, une de mes chansons me survivait, alors j’aurai déjà laissé ma petite trace. Dans mes chansons, dès le départ, j’ai cherché l’universalité. Mais pas l’universalité géographique: celle du sentiment, de l’émotion.” Il faut espérer qu’Adamo continue encore longtemps à nous émouvoir de son vivant. Inch’Allah!

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