La série du jour: Luther

Inspiré d’un succès anglais, Luther prend son envol dans cette adaptation française en six épisodes.

Luther Prod
Diffusion le 25 mai à 20h35 sur La Une

Il y a plus de dix ans, tout le monde, dans l’univers des séries, ne jurait que par lui. Luther, incarné par le charismatique Idriss Elba (vu dans l’excellent Sur écoute), redonnait un nouvel élan au genre policier britannique. Grâce notamment à cette ambiance sombre qui enveloppait le protagoniste principal. À savoir, un inspecteur appartenant à la section criminelle de Londres, bien trop impliqué dans son job, quitte à mettre en jeu sa vie familiale. Cinq saisons ont été diffusées sur la BBC, entre 2010 et 2019.

Aujourd’hui, la fiction s’apprête à trouver un nouveau souffle francophone, avec cette adaptation homonyme qui nous arrive sur la Une. Une transposition d’ailleurs coproduite par BBC Studio France. Et pas question de trahir le postulat original britannique. Dans cette version française également proposée sur TF1 le jeudi, le héros, Théo Luther (endossé par Christopher Bayemi), est tout aussi amoché. Chef de groupe à la Brigade criminelle de Paris, on le découvre en pleine dépression, après avoir poursuivi un tueur d’enfants pendant un certain temps. Histoire de relever la tête, il va lui falloir vaincre ses angoisses.Les premiers épisodes de ce soir reprennent donc les intrigues anglaises: dans le chapitre introductif, Luther suspecte Alice (Chloé Jouannet) d’avoir assassiné ses parents.

Tournée entre octobre et janvier dernier, cette première salve compte six parties, mises en scène par David Morley, déjà à l’œuvre sur La Vengeance aux yeux clairs il y a quelques années. Pour sûr, celles et ceux qui avaient savouré l’original feront sans doute l’impasse sur cette traduction, à moins qu’ils n’aient envie de se rafraîchir la mémoire. Les autres pourront l’apprécier sans modération. Si elle parvient, à la fois, à respecter les codes initiaux et à s’adapter aux attentes du public francophone, nul doute que ce Luther sera un succès. C’est tout ce qu’on lui souhaite.

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