De Dark Money à Our Friend: le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

@ Adobe

@D.R.

Auvio

Dark Money

Quand Isaac rentre chez lui en Angleterre, après avoir tourné dans un blockbuster, toute la famille Mensah est en fête. Sauf que, dès les premières minutes, on réalise que quelque chose cloche dans le conte de fées. Isaac est fermé, triste, s’isole. Ses parents découvrent alors que durant son séjour dans le pays des rêves, il a été sexuellement abusé par un producteur. Tout s’écroule et très vite, ils comprennent qu’attaquer le puissant golden boy est inenvisageable pour des Anglais désargentés. Ils vont alors signer le pacte avec ce diable contemporain: accepter de l’argent contre leur silence. Cette intrigue, qui aurait fait le sujet d’un film, est bouclée très vite dans les quatre épisodes. Le vrai sujet de la série, ce sont les conséquences de cette compromission sur l’enfant comme sur la famille. – H.D.

@D.R.

Amazon Prime Video

Des soldats et des ombres

Descendant d’un soldat indonésien combattant dans l’armée coloniale des Indes orientales néerlandaises, le cinéaste Jim Taihuttu s’attaque à la guerre d’indépendance de l’Indonésie (100.000 morts), débutée au Lendemain de la Seconde Guerre mondiale lorsque les Pays-Bas déploient 200.000 hommes pour récupérer leur ancienne colonie abandonnée aux Japonais, et qui aboutit à la reconnaissance de l’archipel en tant qu’État indépendant en 1949. Violent, moite, foncièrement antiguerre mais fasciné par ce que la guerre fait aux hommes, le film suit le parcours de Johan (Martijn Lakemeier), jeune soldat qui traverse en novice ces quatre ans de conflit armé que les Indonésiens appellent “Revolusi” – et qui fait l’objet d’un ouvrage de l’historien flamand David Van Reybrouck, à qui l’on doit aussi Congo, une histoire. À travers des scènes de violence et de basculement moral inouïes, Taihuttu filme la violence des guerres décoloniales et la déshumanisation à l’oeuvre, jusqu’au point de non-retour. – J.G.

@D.R.

Netflix

S Is For Stanley

Stanley au volant, c’était comme un éléphant dans un magasin de porcelaine!” Ce jugement sans appel est émis par Emilio D’Alessandro et l’homme s’y connaît en matière de conduite automobile: pendant près de 30 ans, il fut le chauffeur du réalisateur Stanley Kubrick. Le début de cette collaboration de longue durée fut assez surprenant. Alors qu’il travaille pour une compagnie de taxis, Emilio se voit chargé de transporter un objet pour le moins insolite: la sculpture d’un… pénis géant, qui doit être utilisée sur le tournage d’Orange mécanique. Engagé peu après au service du cinéaste, la suite sera moins originale, mais plus intense humainement: une amitié se développera peu à peu entre les deux hommes et ne s’interrompra qu’à la mort de Kubrick, en 1999. D’Alessandro ouvre le tiroir aux souvenirs et en extrait de nombreuses anecdotes. – O.C.

@D.R.

Amazon Prime Video

Our Friend

Les films sur le cancer mettent en général les principaux touchés au centre de l’écran. Pas Our Friend. L’enjeu du film n’est pas de savoir si Nicole (Dakota Johnson) va guérir: on la sait condamnée dès le début. Le jeu des allers-retours entre passé et présent fait plutôt de sa maladie le prisme qui donne une autre dimension à sa vie avec son mari Matthew (Casey Affleck). Mais il donne surtout à un personnage d’habitude secondaire une place centrale et indispensable: l’ami de toujours, Dane (Jason Segel). Il est le vrai héros du film. – E.R.

 

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