Caroline Fontenoy de retour au commissariat

Fort du succès de ses deux premiers volets, Au commissariat revient pour une troisième saison. L'émission, ­toujours présentée par Caroline Fontenoy, s'intéresse à la vie des commissariats de quartier. Rencontre.

Au commissariat RTL-TVi

En quoi diriez-vous que diffère cette nouvelle salve d’épisodes?

Caroline Fontenoy: Cette année, on quitte un peu le commissariat pour aller plus sur le terrain, en suivant des interventions policières. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs musclées ce qui, j’avoue, n’est pas toujours simple. Ce qu’on remarque aussi, c’est que ceux qui se placent comme victimes ne le sont pas forcément. Il faut donc faire preuve d’empathie, de psychologie et même d’humanité. Pour le reste, on est dans la continuité des deux premières saisons, avec des arnaques, des conflits de voisinage et des gens qui cherchent simplement des solutions en allant frapper à la porte des commissariats de Bruxelles-Ixelles, Grâce-Hollogne, Mouscron ou Neder-Over-Heembeek.

Par rapport à la présence de caméras, certaines portes de commissariat s’ouvrent plus facilement?

Oui, même s’il y aura toujours des personnes réticentes à participer à une émission, et je le comprends. Cela dit, on tient à être dans la bienveillance. En ce qui me concerne, je reste toujours admirative de que ces policiers font, tant pour démêler le vrai du faux et qu’autour d’une plainte déposée, tout n’est pas aussi simple qu’on pourrait l’imaginer. On tient aussi à rester dans une émission qui peut toucher tout le monde. Nous sommes tous amenés à un jour où l’autre pousser la porte d’un commissariat, qu’importe la raison…

Concernant les tournages, vous avez dû à nouveau modifier vos plans?

Vu les contextes particuliers liés aux confinements, on a trouvé logique d’enregistrer les plateaux dans lesquels j’interviens chez RTL , plutôt que dans des décors extérieurs, comme nous le faisions au début. C’est mieux que rien mais voilà, à un moment donné il faut choisir. C’est toujours mieux d’aller à la rencontre des intervenants et de se plonger dans l’ambiance des commissariats. Mais avec cette crise sanitaire, nous n’avions pas le choix!

Que pourriez-vous encore améliorer dans le concept ?

Ce qu’on s’est dit, et que nous ferions peut-être à l’avenir, c’est d’amener une mention un peu plus pédagogique selon les situations sur lesquelles on tombe. De peut-être insérer des numéros auxquels on peut faire appel, les démarches à suivre, etc. C’est une réflexion s’il y a une quatrième saison – et je croise les doigts pour! –, histoire d’organiser les plateaux autrement. Avec, pourquoi pas, des spécialistes qui viendraient encadrer l’ensemble.

Vous concernant, la vie est très différente depuis une grosse année, non ?

Disons que là où certaines personnes se sont arrêtées ou ont été contraintes de faire du télétravail, le JT n’a jamais été autant à l’œuvre que pendant cette crise sanitaire! On a fait des éditions spéciales, enchaîné des conseils nationaux de sécurité, des comités de concertations, des conférences de presse gouvernementales, etc… Mais voilà, il y avait un grand besoin de comprendre ce qui nous arrivait, d’expliquer les choses, de donner les informations qui changeaient sans cesse. C’était d’autant plus fatigant qu’au niveau privé, nous avons été privés comme tout le monde de tout ce qui aurait pu nous apporter une petite bouffée d’oxygène, comme des anniversaires ou des événements…

…on se dirige vers la fin là, non?

Oui et non. J’ose espérer et je me dis qu’on voit la lumière au bout du tunnel lorsqu’on voit avancer la campagne de vaccination. Mais j’espère sincèrement qu’il n’y aura pas trop de gens réfractaires ou de variants trop résistants. Avec ce virus, on peut s’attendre à tout! Mais bon, normalement, on se dirige vers un mieux…

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