Julie de Bona: “Une mère ne peut pas tout apporter”


Plan B, adaptation d’une série canadienne, se poursuit sur La Une et débute sur TF1 le 17 mai prochain. Julie de Bona y incarne une animatrice radio dont la fille s’est suicidée. Une agence lui permet de revenir dans le passé pour tout recommencer ou presque...
 

@ Prod

Qu’est-ce qui vous a séduite dans cette série?
C’est assez rare en France de proposer une série d’anticipation avec une part de fantastique. C’est un procédé narratif qui est original. Remonter le temps pour vivre une autre vie, c’est un fantasme de chacun. Lorsqu’une inconnue offre la possibilité à Florence, mon personnage, de revenir en arrière, elle va saisir l’occasion pour essayer d’éviter le suicide de sa fille. Elle remonte jusqu’à la date fatidique et 6elle se rend compte qu’elle ne peut pas tout résoudre.

Plan B est une enquête psychanalytique. Comment décrire Florence, votre personnage?
C’est une quadra épanouie, très drôle. Elle doit driver une équipe à la radio et elle est investie sur tous les fronts. Elle est séparée de son ex-mari et elle gère très bien sa séparation. Elle a un jeune amant de 10 ans de moins qu’elle (Tom Leeb). Tout va bien jusqu’au suicide de sa fille (jouée par Kim Higelin). En proie à la culpabilité, elle va alors se remettre en question en tant que mère, et en tant que femme. Une mère ne peut pas tout apporter. L’enfant trouve d’autres ressources dans son entourage. Se décharger de ce poids fait du bien.

C’est une série féministe?
La place de la femme est le sujet central de la série qui pose beaucoup de questions. Est-ce que Florence peut être toutes les femmes à la fois? Est-ce que son métier très prenant l’a empêchée de voir le mal-être de sa fille? On va explorer le sujet avec plusieurs scénarios. La réponse n’est pas manichéenne, c’est très subtil et très bien écrit. Plan B interroge avec finesse sur la maternité, le couple, mais aussi sur la difficulté à s’épanouir professionnellement en tant que femme.

Avez-vous demandé des conseils à des pros de la radio pour camper cette animatrice?
J’ai échangé avec Alessandra Sublet et Sophia Aram. J’ai surtout passé une semaine sur Europe 1 et j’avais Hélène Mannarino comme maîtresse de stage. Philippe Vandel a accepté que je fasse une vraie chronique en direct sur l’antenne. J’ai ressenti l’adrénaline et j’ai adoré cette expérience. Cela a été une belle impulsion pour le rôle.

Avez-vous besoin de vous immerger avant un tournage?
Avant d’incarner un flic, je voulais connaître une planque, toucher un flingue et tirer. Cela m’aide à jouer, mais ce n’est pas automatique. Par exemple, je n’ai pas rencontré une grande brûlée pour Le Bazar de la Charité. La moitié du travail est déjà faite avec le costume et la brûlure.

Un virus sévissait dans Peur sur le lac. Est-ce que la réalité a dépassé la fiction?
Quelle horreur, c’est dingue. Pendant la diffusion, des copains m’appelaient et trouvaient ça too much. Et c’était un mois avant la pandémie. Avec le recul on était en dessous de la réalité. Peur sur le lac n’aurait pas pu être diffusé pendant la crise sanitaire. – A.M.

Future combattante

Deux ans après Le Bazar de la Charité, la productrice Iris Bucher réunit la même équipe pour une autre série d’époque: Les combattantes. « Je serai la mère supérieure du couvent qui accueille les blessés de guerre pendant la Première Guerre mondiale et qui se place du point de vue des femmes. » Elle retrouvera Audrey Fleurot et Camille Lou. Sofia Essaïdi sera aussi de la partie pour ce qui s’annonce comme l’événement fiction de 2022. Julie de Bona a également été approchée à de multiples reprises pour Danse avec les stars, mais elle a décliné l’invitation: « Je ne me sens pas prête. J’ai beaucoup d’amis comme Agustín Galiana et Camille Lou qui y ont participé. C’est trop d’investissement et de travail, je préfère tourner« .
 

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