L’autre série du jour: Why Women Kill

Avec Why women kill, le créateur Marc Cherry nous offre un nouveau plaisir pas si coupable.

Why Women Kill Prod
Diffusion le 2 mai à 20h15 sur Plug RTL

On reconnaîtrait sa patte entre mille. Et rares sont celles et ceux qui maîtrisent aussi bien l’art de la comédie noire sur le petit écran: avec Why women kill, Marc Cherry démontre une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Même si, quelque part, après le succès de Desperate Housewives, il retrouve sa zone de confort.

Dans cette série anthologique de 2019 – la prochaine saison s’articulera autour de personnages totalement différents -, le scénariste s’attelle à dépeindre le portrait de trois épouses qui, elles aussi, ont tout pour être désespérées. Sur trois époques, il présente ces personnalités qui ont pour point commun de vivre dans la même maison de Pasadena, en Californie, et d’être bafouées par leur mari. Il y a tout d’abord Beth Ann (Ginnifer Goodwin, Once upon a time) qui, en 1963, et alors qu’elle vient tout juste d’emménager, découvre l’infidélité de Rob (Sam Jaeger), son cher et tendre, qui fricote avec une serveuse. En 1984, la très mondaine Simone (Lucy Liu, Elementary) apprend quant à elle que son conjoint Karl (Jack Davenport) est en réalité homosexuel, et qu’il ne se prive pas de la tromper. Enfin, de nos jours, Taylor (Kirby Howell-Baptiste, bientôt dans Cruella des studios Disney), bisexuelle, entretient une relation ouverte avec Eli (Reid Scott), son compagnon. Mais leur équilibre s’apprête à être bouleversé alors qu’elle introduit dans leur couple Jade (Alexandra Daddario), sa maîtresse.

Rapidement, et comme le suggère le titre, ces trois héroïnes vont avoir des raisons d’assassiner leur concubin. Chaque épisode, donc, nous rapproche de cet événement. Inéluctable? Moins acidulé que Desperate Housewives, Why women kill offre une véritable liberté de ton à son auteur, la fiction étant produite pour du streaming, et non pour une grande chaîne. Et on s’en délecte.

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