Pouvoir et paranoïa du IIIe Reich

Alors que la mort se refusait à lui, Hitler a développé une obsession pour sa protection.

Le temps d'une histoire RTBF
Diffusion le 23 avril à 22h40 sur La Une

Entre 1920 et 1945, Adolf Hitler a échappé à une quarantaine d’attentats. Parfois sans le savoir, il a nargué la mort avec arrogance, pour les conséquences terribles que l’on connaît. Que serait-il advenu du 20e siècle si l’un de ses ennemis avait eu sa peau? Mais la chance lui a souri, et plus souvent qu’à son tour. Qu’il quitte un événement juste avant une explosion ou qu’il annule une manifestation durant laquelle un attentat était prévu.

Mais il doit aussi, surtout, sa survie à son obsession pour la sécurité. À sa paranoïa aussi, mais vu le nombre de fois où il a échappé à la mort, en était-ce vraiment une? Partout où il a un jour dû poser ses fesses de dictateur, Hitler voulait être certain qu’il était en sécurité. Et pour cela, il a fait concevoir des forteresses, parfois mobiles. Voiture, train, avion… Tous ses moyens de transport ont notamment été repensés pour résister aux balles, aux explosions, à tous les types d’attaques. Autour de lui aussi, ses quelques admirateurs devenus gardes du corps de fortune ont rapidement laissé leur place à des milliers d’hommes surentraînés. Une armée dédiée à un seul être. Mais des femmes l’ont aussi protégé. Notamment cette dizaine de goûteuses qui devaient le sauver d’un éventuel empoisonnement alimentaire.

Appréhender la folie de sa protection, c’est comprendre la démesure de l’organisation du régime nazi. On en apprend aussi plus sur Hitler (oui c’est encore possible) grâce aux archives, historiens et surtout psychologues qui analysent les peurs intimes et les dérives sécuritaires du chef du IIIe Reich. On comprend également comment cela a renforcé sa mégalomanie, lui l’homme qui a survécu à une quarantaine d’attentats. Et finalement, il a eu raison puisque personne, si ce n’est lui-même, ne lui aura ôté la vie.

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