Quand la maladresse devient pathologique

Dans Matière grise, focus sur les personnes dyspraxiques, pour qui chaque mouvement est un combat du quotidien.

Dyspraxie @Belgaimages
Diffusion le 21 avril à 23h00 sur La Une

Nous ne sommes pas tous égaux face aux petits gestes du quotidien. C’est le constat que pose Matière grise ce soir en mettant en lumière une maladie encore méconnue: la dyspraxie. Une maladie qui fait, sans surprise, partie de la famille des « dys« . Ces troubles de l’apprentissage touchent de nombreux enfants, souvent mal ou tardivement diagnostiqués.

Concrètement, les dys concernent les difficultés dues à des problèmes neurologiques, et pas à un retard intellectuel ou à un handicap. On connaît bien la dyslexie et dyscalculie, pas la dyspraxie. Et pourtant, c’est un réel cauchemar pour les enfants touchés. Ils galèrent à nouer leurs lacets, à couper leurs aliments et parfois à s’habiller. La maladresse est leur quotidien.

Moqués (gentiment), comparés à Gaston Lagaffe, ils doivent vivre avec la crainte de ne pas faire ce que les autres font par réflexe. Pour eux, rien n’est automatique. Chaque mouvement est un effort, chaque séquence est décomposée à l’extrême. Être maladroit ne signifie pas être dyspraxique. On estime à 5% le nombre d’élèves qui en souffrent. Et selon les statistiques, les garçons sont plus souvent touchés que les filles.

Aujourd’hui, on ne se débarrasse pas de la dyspraxie, et on ne sait pas exactement ce qui la cause. La génétique, peut-être. Il reste beaucoup de travail pour que l’on parvienne à comprendre ce qui se joue exactement dans le cerveau (seule certitude: c’est là que tout se passe) de ces enfants. Mais aujourd’hui, ils apprennent à vivre avec. C’est en améliorant la perception qu’ils ont de leur corps qu’ils parviendront à diminuer les problèmes du quotidien. C’est aussi en faisant reconnaître leurs troubles, encore trop négligés mais tellement handicapants.

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