Les dangers du cannabis

Derrière une image plutôt cool et inoffensive, cette drogue cache un vrai problème de santé publique. Surtout pour les jeunes.

Jeunesse en fumée France Télévisions
Diffusion le 6 avril à 22h50 sur France 2

Chez nous comme partout en Europe, détenir du cannabis est illégal. Pourtant, depuis dix ans, sa consommation ne cesse d’augmenter en Belgique. Selon un communiqué publié en décembre 2020 par FEDITO BXL (la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes), c’est la drogue la plus consommée dans le pays après l’alcool et le tabac. Chez les jeunes, les chiffres sont interpellants: parmi les 15-24 ans, 25 % ont déjà fumé du cannabis, contre plus de 38 % chez les 24-34 ans.

Or, cette substance peut être particulièrement destructrice pour les adolescents dont les cerveaux sont encore en développement. D’autant que le cannabis que l’on trouve aujourd’hui est dix fois plus puissant – et donc dix fois plus nocif – qu’il y a trente ans. Consommé trop jeune, ou en trop grosses quantités, il peut entraîner des troubles cognitifs tels que des difficultés de mémorisation, de concentration, des pertes de quotient intellectuel voire même, dans les cas les plus graves, des épisodes psychotiques.

Pourtant, beaucoup d’idées reçues minimisent encore les dangers du cannabis – et véhiculent l’idée qu’il n’entraîne pas de dépendance physique, par exemple. Dans leur documentaire, Christophe Astruc et Andrea Rawlins-Gaston s’attaquent précisément à déconstruire ces a priori complaisants. Pour ce faire, ils ont rencontré quatre jeunes qui racontent leur relation torturée avec la “fumette”. Johanna, Gaël, Randy et Aurélien commencent par témoigner de ce qu’ils recherchaient, au départ, en consommant de la drogue: un moyen de déconner, de se déconnecter, de se faire des amis. Un moment de partage. Parfois simplement un prétexte pour engager la conversation. Mais peu à peu, dans les moments de solitude, ils ont surtout trouvé dans ce produit un réconfort. Le film embraie alors sur leur descente aux enfers, dont certains commencent seulement à sortir. Mais surtout, cette réalisation aborde avec une grande justesse le problème de fond: le mal-être de nombreux jeunes et le désespoir avec lequel ils tentent de s’apaiser. 

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