La véritable histoire de d’Artagnan

Non seulement le mousquetaire de Dumas a existé... mais sa vie est un roman d’aventures. Retour aux sources dévoile qui il était réellement.

Retour aux sources RTBF
Diffusion le 13 février à 21h05 sur La Trois

« On peut violer l’Histoire, à condition de lui faire de beaux enfants”, s’exclamait Alexandre Dumas parlant de ses arrangements avec la réalité des faits. Ce documentaire rassemble les historiens (les vrais), à la recherche du plus célèbre héros du romancier: le capitaine d’Artagnan.

Il fait partie de la culture populaire et son mythe a largement dépassé la francophonie. Belmondo, Gabriel Byrne, Jean Marais, Gene Kelly lui ont prêté leurs traits. Et ce que va nous montrer le documentaire, c’est que Dumas, s’il a brodé un peu en lui forgeant cette personnalité de rusé Gascon, est resté proche de ce que l’on sait de sa biographie.

Filons donc au XVII siècle. En immersion, s’il vous plaît, puisque le film nous offre de jolies scènes reconstituées pleines de duels, de rues parisiennes bourbeuses et de châteaux à rêver. Les spécialistes récapitulent ce que l’Histoire a conservé des différentes vies de cet homme d’action et nous donnent à voir l’évolution du pouvoir entre Louis XIII et ses ministres tout-puissants et Louis XIV, le Roi Soleil absolutiste. Parce que d’Artagnan est aux premières loges.

On découvre en effet que notre bretteur était une sorte d’agent, au plus près de la personne royale et fréquemment chargé de missions discrètes par les puissants (tout particulièrement Mazarin) – les Mousquetaires n’étaient pas les duellistes rigolards du feuilleton littéraire. S’ils étaient soudés, bons camarades, ils étaient aussi des têtes brûlées pas franchement tendres (on est loin du noble Athos). C’est un corps d’artillerie lourde, chargé de maintenir l’ordre et parfois d’exécuter les basses œuvres dont l’évocation se révèle ultra romanesque.

Un moment d’évasion à saisir, malgré quelques longueurs et un peu d’emphase (pour peu qu’on s’intéresse au sujet, les “révélations” n’en sont pas vraiment).

 

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