Ce qu’il faut retenir de ce 55e Super Bowl

Entre football, mesures Covid, musique et publicités, on fait le tour de ce qu'il y avait à savoir sur la finale opposant les Kansas City Chiefs et les Tampa Bay Buccaneers, ainsi que le show de The Weeknd.

TheWeeknd a assuré le show à la mi-temps. (Crédit: Zumapress)

C’est l’un des plus importants événements sportifs de l’année et un phénomène télévisuel. Il était prévisible que la pandémie n’empêche pas la tenue du Super Bowl.

La 55 édition de la finale du championnat de football américain a eu lieu ce dimanche aux Etats-Unis, et comme d’habitude, le monde entier a eu les yeux rivés sur le match mais également, si ce n’est plus, sur tout ce qui l’entoure : concerts et publicités en tête de liste.

Si vous ne l’avez pas suivi en direct, ce qui est tout à fait normal puisqu’il est difficile de trouver une retransmission chez nous et que cela se déroule passé minuit heure belge, voici ce qu’il ne fallait pas louper.

Finale inédite

Pour cette 55e finale, les Buccaneers de Tampa Bay (Floride) recevaient les Chiefs de Kansas City (Missouri), champions de l’année précédente. « Recevoir » n’est pas habituellement un verbe adéquat puisque le lieu de la finale est choisi indépendamment et à l’avance. Mais le hasard a fait que pour la première fois de l’histoire du Super Bowl, une équipe a pu jouer à domicile ! Leur stade a par contre été déclaré zone neutre par la ligue : il a été interdit aux « boucaniers » floridiens de mettre feu à leurs canons, comme ils ont l’habitude de le faire à chaque touchdown. 

Les deux équipes ne sont pas des habituées de la grande finale puisque les Chiefs n’y ont accédé que 4 fois en plus de 50 ans, avec 3 victoires dont une en 2020. Idem pour les Buckaneers, qui traînent même une réputation de grands perdants puisqu’ils n’avaient pas atteint les Playoff depuis 2003, seule année où ils ont été jusqu’en finale, qu’ils avaient d’ailleurs gagnée.

2021 marque donc leur seconde victoire du championnat national américain, puisqu’ils ont battu les Chiefs 31 à 9. 

Tom Brady, la machine à gagner

Si les Buccaneers ont pu se défaire de leurs années de défaites, c’est notamment grâce à l’arrivée cette saison d’excellents joueurs. On retiendra notamment l’arrivée de Rob Gronkowski, déjà trois fois champion avec les New Englands Patriots et très populaire aux USA, qui est sorti de sa retraite prise à peine un an plus tôt !

Rob Gronkowski. (Crédit: Abacapress)

Rob Gronkowski (Crédit: Abacapress)

Mais celui dont tout le monde parle, c’est bien évidemment Tom Brady, une des plus grandes stars de la NFL, qui, à 43 ans, après 20 ans avec les New Englands Patriots, lui aussi, a rejoint l’équipe de Tampa Bay en 2020. Pour beaucoup d’analystes, il a été essentiel aux victoires des Buccaneers cette année. En remportant, ce 55e Super Bowl, il a désormais joué 10 finales et remporté 7 de celles-ci. Deux records, probablement les deux plus impressionnants d’une longue liste d’exploits réalisés par Brady ces 20 dernières années.

Tom Brady. (Crédit: Abacapress)

Tom Brady. (Crédit: Abacapress)

Edition Covid

Le coronavirus étant toujours bien présent aux Etats-Unis, le match a du respecter des mesures sanitaires. « Seulement » 25.000 personnes ont pu assister à la finale et au concert, environ un tiers de la capacité maxime du stade de Tampa Bay. Alors qu’un tel chiffre à de quoi faire rêver ou râler les mondes du spectacles et de l’événementiel ici en Europe, le Super Bowl n’avait jamais été joué devant si peu de public de toute son histoire. A noter que les premiers rangs des gradins étaient vides, et que 7.500 places étaient réservées pour des professionnels de la santé vaccinés de la région.

Un show pas comme les autres

C’est bien connu: le Super Bowl est aussi un événement musical. A chaque fois, pendant la mi-temps, un immense show est proposé, en général, par une des plus grandes stars du moment ou une légende de la musique. Pour 2021, on tombe plutôt dans la première catégorie puisque c’est le chanteur de R&B canadien The Weeknd qui a été choisi.

Son concert dénotait par rapport aux années précédentes à plusieurs niveaux. Tout d’abord, d’un point de vue scénique. Habituellement, d’immenses podiums et autres structures sont placés au milieu du terrain, permettant au public de les entourer et d’assister à la prestation de tout près.

Cette année, une scène plus classique à l’accoutumée, bien que grandement décorée et remplie de musiciens, danseurs et choristes surplombait le terrain, abritant une galerie de miroirs et lampes plutôt surprenante, dans laquelle le chanteur a interprété un de ses titres. 

Musicalement, c’est aussi différent. Les artistes précédents ont souvent prévu un medley d’un grand nombre de leurs tubes en un temps record, invitant pour l’occasion quelques autres artistes en guest. Ici, Abel Tesfaye n’a interprété que 9 titres et seul. On ne sait pas s’il s’agit de choix ou de contraintes liées à la pandémie. 

The Weeknd était tout de même entouré de tas de figurants, particulièrement lors de la dernière chanson, Blinding Lights, ou des dizaines de danseurs l’entouraient, remplissant le terrain de football. Une mise en scène grandiloquente et mégalo, aux antipodes de ses chansons abordant essentiellement tristesse, solitude et surtout déboires amoureuses.

Enfin, la qualité sonore du concert, en partie en playback, a été particulièrement critiquée sur les réseaux sociaux, bien que le show en lui-même a été plutôt salué, notamment par les Grammys, qui l’ont pourtant boudé cette année.

Pour marquer le coup, The Weeknd a également sorti il y a quelques jours un album best-of : « The Highlights ».

Avant le coup de sifflet

Avant que le match ne démarre, la jeune poétesse Amanda Gorman a lu un de ses poèmes, comme elle l’avait fait à l’investiture de Joe Biden. Cette fois, elle a lu une création originale honorant les trois personnes désignées pour le fameux lancer de la pièce, décidant quelle équipe commencera avec le ballon. 

Cette année, il s’agissait de Suzie Dorner, l’infirmière qui a géré l’unité de soins intensifs COVID à l’hôpital général de Tampa, Trimaine Davis, professeur à Los Angeles, qui a veillé à fournir accès à Internet et ordinateurs portables à ses élèves afin qu’ils puissent accéder à l’enseignement à distance pendant la pandémie et James Martin, un ancien Marines, dont le projet Wounder Warrior a aidé les vétérans et leurs familles à garder le contact virtuellement.

L’hymne national américain a cette fois été interprété par un duo plutôt surprenant, le chanteur de musique country Eric Church et la chanteuse de R&B Jazmine Sullivan. Ils sont suivi la chanteuse H.E.R. qui a chanté « America the Beautiful ».

Coupure pub

Enfin, l’aspect commercial du Super Bowl est également très important aux USA. Puisqu’il s’agit du programme le plus regardé au monde, c’est aussi le cas de ses coupures publicitaires. Ce qui explique que les marques rivalisent d’efforts pour proposer des clips marquants, souvent drôles et/ou mettant en scène des célébrités. Cette année, 30 secondes de publicité coutait 5,5 millions de dollars aux annonceurs. Ci-dessous, quelques-unes de nos pubs préférées de 2021.

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