Santé: Ces plastiques qui nous intoxiquent

La planète étouffe sous les déchets plastique. L'enjeu est environnemental, mais aussi sanitaire. Enquête de santé s’intéresse à ce fléau.

Santé: Ces plastiques qui nous intoxiquent
Diffusion le 2 février à 20h50 sur France 5

Il avait tout pour plaire: léger, flexible, bon marché,… La fabrication du plastique s’est généralisée dans les années 50 pour protéger les aliments de la dégradation. Mais dorénavant, les ONG alertent sur la menace qu’il représente pour la planète. En 2019, une étude du WWF révèle qu’un tiers des déchets en plastique produits se retrouvent dans la nature – soit 100 millions de tonnes en 2016. Au-delà de la catastrophe écologique qu’il engendre, ce dérivé du pétrole constitue aussi un danger pour notre santé. En effet, il libère des composants chimiques au contact de nos aliments, au point que chaque individu ingérerait chaque semaine environ cinq grammes de microplastiques, selon le rapport du WWF. Par ailleurs, dans les canalisations en PVC, il peut contaminer l’eau potable en se décomposant en chlorure de vinyle, une substance toxique. Autrement dit, « Le plastique n’a plus rien de fantastique », comme le résume ce documentaire de Ludivine Favrel. µAutre source d’inquiétude: le leurre du recyclage. Selon les chiffres de Statbel, seuls 42,1% des déchets d’emballage plastiques ont été recyclés en Belgique en 2018. À l’échelle mondiale, ce chiffre tombe à seulement 9%, d’après Greenpeace. Certains experts prévoient même à l’avenir une ère géologique du plastique, le « plasticène », tant cette matière aura imprégné notre environnement. Mais ces faits, aussi dramatiques et déprimants qu’ils soient, ne doivent pas faire place au fatalisme. En tant que consommateur, chacun a un rôle à jouer afin d’éliminer le plastique de son quotidien – c’est ce que montre ce reportage, qui part à la rencontre d’une famille décidée à éviter autant que possible les emballages inutiles en achetant en vrac. À travers cette enquête, le mouvement du zéro déchet se voit enfin retirer son étiquette de lubie bobo pour endosser ce qu’il est vraiment: un enjeu fondamental de santé publique.

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