Les marionnettes de chez nous

S’il ne faut regarder qu’un numéro de C’est archivé près de chez vous, c’est celui-ci. Malvira est dans la place!

Malvira @RTBF
Diffusion le 22 janvier à 21h00 sur La Trois

L’ours Rocky d’Ouftivi, tout joli et drôle qu’il soit, semblera bien sage face aux souvenirs qu’ont exhumé Jean-Luc Fonck et son robot Harlette 20-100 (on ne s’en lasse pas). Les marionnettes, c’est une tradition au moins millénaire à la RTBF. On n’a peut-être pas la machinerie des studios Henson, mais on a des idées. Et la Sonuma en a conservé les souvenirs. Attention, tsunami de nostalgie en vue!

Toutes les générations sont donc convoquées, qui pour retrouver des souvenirs d’enfance, qui pour… tomber de sa chaise en découvrant l’impertinence de ces boules de poils et de latex articulées, qui ont fait les après-midi des mômes avec un sacré franc-parler. Sur le plateau, la star, Malvira, toujours bon pied bon œil et “Vous ta gueule”, revivra ses Nouba Nouba et ses frasques lollipopiennes avec son Philippe (Geluck). À côté de notre sorcière bien-aimée (mais ici, dans les images télé d’époque), on retrouvera les créatures disparues, celles que l’on a tant regardées et dont on peine encore à croire qu’elles ne soient faites que de tissu et de latex. Il y a Bla-Bla, le roi des goûters nineties dans son blamatique, bonhomme vert dessiné par des enfants, scénarisé par Marc Moulin et mis en vie par Bernard Perpète. 16 ans d’antenne, quand même, entre 1994 et 2010. On remonte le temps vers Chandel, plus sérieux mais pas moins marrant, qui animait Plein jeux auprès d’Arlette Vincent dans les années 80. Puis, toujours plus loin dans la malle à trésors, on reverra les adorables poupées pour tout petits des débuts, Bébé Antoine, “le joli poupon pon pon tout mignon et tout rond” avec ses comparses Bonhommet et Tilapin, qui ont bercé les mômes de 1965 à 1971.

Il en manque un? Qu’on se rassure, Tatayet n’est pas oublié. On reste d’ailleurs stupéfaits de revoir combien cette mignonne petite rosse en fourrure balançait des horreurs à ses invités parfois médusés. C’était ça, le kitchin. Et il y avait une sacrée dose de talent là-derrière.

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