Le diabète : une maladie qui rapporte gros

En 2016, 1,6 million de personnes dans le monde sont décédées du diabète. Une affection mortelle pour certains, un business lucratif pour d’autres.

Diabète @Belgaimages
Diffusion le 21 janvier à 22h20 sur La Une

Hypertension artérielle, maladies coronariennes, accident vasculaire cérébral (AVC),… Les conséquences du diabète ne sont pas à prendre à la légère. Selon la Ligue cardiologique belge, 50 % des personnes diabétiques meurent de maladies cardiovasculaires. Et pour cause: elles souffrent d’un manque d’insuline, entraînant un excès de sucre dans le sang qui endommage peu à peu les parois des vaisseaux sanguins et des nerfs.

Toutefois, les causes du problème varient. En ce qui concerne le diabète de type 1, qui ne représente que 5 à 10 % des diabétiques, le manque d’insuline est dû à une défaillance du système immunitaire. En revanche, le diabète de type 2 – qui vaut pour 90 % des cas – est lié à notre alimentation et notre hygiène de vie. Il est donc évitable. Or, le nombre de diabétiques de type 2 est susceptible d’exploser dans les prochaines années, prévient la Ligue cardiologique belge. De plus, il est détecté chez des sujets de plus en plus jeunes.

Les chiffres interpellent déjà depuis plusieurs années. Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de diabétiques est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La Fédération internationale du diabète (IDF) prévoit jusqu’à 700 millions de malades d’ici 2045. Mais comment expliquer cette évolution? Certains acteurs pourraient-ils avoir un intérêt à favoriser une “épidémie” de diabète? Ce sont précisément les questions que soulève cette enquête, réalisée par Benoît Rossel.

Le documentaire révèle les profits juteux qui se cachent derrière cette affection chronique et tente d’identifier les responsables de cette catastrophe sanitaire. Selon deux enquêtes du journal Le Monde menées en 2017, le diabète ferait les choux gras des laboratoires pharmaceutiques et des lobbys agroalimentaires – c’est pourquoi l’industrie du sucre, par exemple, lutte activement contre le système d’étiquetage nutritionnel. Face à ces géants du lobbying, les campagnes de prévention ne font pas le poids.

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