Sandra Kim se balade avec Jérôme Colin

Après sa victoire dans l’édition flamande de Mask Singer, Sandra Kim embarque dans le taxi, mais ne se laisse pas balader.

Hep Taxi RTBF
Diffusion le 17 janvier à 20h35 sur La Trois

En novembre, la finale de l’émission sur VTM a rassemblé 2,1 millions de téléspectateurs, pour le sacre de la “reine”, la chanteuse en robe blanche qui a électrisé le concours avec ses interprétations impériales de Sia, Tina Turner ou The Weeknd. Sous le masque, c’était bien Sandra Kim qui donnait de la voix. À revoir sur Youtube, ses interprétations saisissantes rappellent ce que l’on avait un peu oublié de notre côté de la frontière linguistique: la gagnante de l’Eurovision 1986 a du coffre, de l’énergie et de la puissance à revendre.

Dans la foulée du concours, elle a sorti Who Are You?, single générique de l’émission. C’est ce qui l’amène à l’arrière de la berline de Jérôme Colin. Ce n’est pourtant pas un come-back. Elle n’a jamais arrêté de chanter, Sandra, et elle a toujours eu cette voix-là (elle est née comme çaaaa aaah). Elle était encore en tournée en mars, avec un show de chansons italiennes, Bella Italia. Elle a simplement choisi de s’installer en Flandre et d’y travailler, avec succès.

Notre petite prodige, devenue parfaite bilingue, est une BV, c’est la vie (la vie toute la vie). Pourtant, au fil du parcours, on réalise très vite que la Sandra dont toute la Belgique a acheté le 45 tours rose n’a pas changé. Elle a encaissé le succès, trop tôt (elle n’avait que 13 ans et demi en 1986), elle a été la cible des médias, découvert les requins du show-biz, tourné des pubs dont on a ri, mais la femme qui parle, aujourd’hui, reste toujours spontanée, entière, drôle et enthousiaste. Volubile, énergique, sans filtre, elle se marre, se confie, évoque les hauts comme les bas, occupe la place, sans temps mort, au fil d’un parcours qui file à vitesse accélérée. On ne la lui fait pas. Elle ne se la raconte pas non plus. Une vraie bonne cliente et un premier numéro de l’année plus émouvant que kitsch, auquel on aurait tort de tourner le dos (wohouuwooooh).

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