Aslan Afshar, un de ses collaborateurs, raconte le dernier Shah d’Iran

Avec un nouvel épisode de la série documentaire À droite sur la photo, Patrick Weber plonge ce soir dans les coulisses de la Révolution islamique de 1979 en Iran.

A droite sur la photo: Le Shah d’Iran/Aslan Afshar RTBF
Diffusion le vendredi 15 à 23h05 sur La Une.

Le principe d’À droite sur la photo est à la fois simple et génial: traverser le destin d’un homme ou d’une femme en voyageant avec une personnalité qui l’a accompagné(e) vers la gloire, la décadence et parfois la mort. Particulièrement bien foutus, les docus de cette série présentée par Patrick Weber offrent souvent un regard nouveau sur la grande Histoire en pénétrant la petite. Cette semaine, c’est le Shah d’Iran qui va voir sa vie déballée par l’un de ses plus proches collaborateurs, Amir Aslan Afshar. Il a pu assister de près à l’ascension impressionnante de Mohammad Reza Chah Pahlavi (ici avec le président Jimmy Carter), dernier de la lignée des Shah, ainsi qu’à la chute spectaculaire de l’un des dirigeants les plus controversés de son époque. Ensemble, ils fuiront la révolution islamique qui gagne l’Iran. S’il est déchu, l’empereur n’aura jamais officiellement abdiqué.

Entre 1958 et 1961, Amir Aslan Afshar a été délégué de l’Iran au Comité économique de l’Assemblée générale des Nations Unies, puis ambassadeur en Autriche, aux États-Unis, au Mexique, en Allemagne. Et il fut brièvement président du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne, avant de revenir dans son pays comme chef de la Cour impériale. L’homme est donc une référence quand il s’agit de raconter l’histoire iranienne et son regard offre un angle neuf aux événements de 1979 et à la Révolution. Il remet en question les versions officielles sur les raisons qui ont poussé le Shah à quitter Téhéran et le pouvoir, menant à l’ère des ayatollahs. Selon Afshar, les puissances étrangères, les États-Unis et la France en tête, y ont joué un rôle non négligeable. Il parvient aussi à garder une réelle lucidité quand il s’agit, parfois, de juger avec sévérité les actions de celui qu’il adulait. Un équilibre qui sert cet excellent documentaire.

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