Rencontre avec Sophie Davant, la papesse d’Affaire conclue

Avec l’arrêt de C’est au programme en 2019, l’animatrice aurait pu passer sous les radars… C’était sans compter le phénomène Affaire conclue, locomotive de l’après-midi sur La Une et France 2. Sophie Davant, 57 ans, n’est pas près de s’arrêter.

Affaire conclue, tout le monde a quelque chose à vendre F2

Diffusion du lundi au vendredi à 13h35 sur La Une, et à 16h15 sur France 2

Que garderez-vous de cette drôle d’année 2020?

En ce qui me concerne ça a été une année très productive. J’ai profité du premier confinement pour écrire un livre. Je me suis astreinte à un travail soutenu et régulier tous les jours de 9 h à 17 h. Je m’y suis tenue pendant deux mois, je suis assez fière de moi. Sur le plan professionnel, 2020 a été plutôt florissante, des audiences au rendez-vous pour Affaire conclue, le lancement d’un magazine, puis ma nouvelle émission, La lettre, que j’aime beaucoup… Affaire conclue est apprécié aussi d’un public jeune… Les enfants le regardent un peu comme un feuilleton: il y a un côté ludique, du suspense, des personnages extrêmement identifiés… L’émission rassemble la famille. On y parle sérieusement de plein de choses sans se prendre au sérieux.

Vous êtes régulièrement attaquée sur les réseaux sociaux, pour des sujets divers. Comment vivez-vous ces reproches?

D’abord, je me dis qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Puis je sais qu’il y a des gens qui se défoulent un peu… C’est pour eux le moyen de libérer leur parole, je peux comprendre. Il y a des tas de choses qui sont perçues d’une certaine manière, qui ne correspond pas à mes intentions. Mon intention n’est pas de nuire ou d’être hautaine. Je veille juste à avoir une certaine tenue, une certaine élégance et à poser les questions que poseraient les téléspectateurs. Que certains ne m’aiment pas, me trouvent moche et inintéressante, je comprends, c’est comme ça, c’est la vie… Avant les réseaux sociaux, on ne les entendait pas…

Vous êtes une des figures majeures du PAF, que pensez-vous de l’égalité homme-femme à la télé française?

Dans le service public, on est assez novateurs… Il y a pas mal de femmes à la tête d’émissions. Après on sera à égalité quand on verra des femmes de l’âge de Michel Drucker encore à l’antenne. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, du moins en animation. Est-ce que je serai la première? On verra.

Animer une émission à succès, n’est-ce pas aussi un piège? Comment est-ce qu’on fait pour passer à autre chose?

Personne n’est indispensable. Si un jour j’ai envie de m’en aller, je m’en irai et je serai remplacée sans aucun problème. L’émission fera autant d’audience, je ne me fais aucune illusion là-dessus. Après moi je ne suis pas du tout lassée. Je suis curieuse de nature. Surtout que présenter cette émission ne m’empêche pas de faire des tas d’autres choses à côté.

Vous arrive-t-il de craquer pour certains objets?

Oui… Et plus ça va, plus ça m’arrive. J’ai racheté des tableaux aux acheteurs, un grand palmier en laiton… Ça m’intéresse de plus en plus. Au fil de l’émission, mes goûts évoluent, j’apprends, comme les spectateurs. Là, je m’intéresse particulièrement à la verrerie Art Nouveau, aux sculptures et aux faïences Art Déco, à certains objets de l’époque Napoléon III.

S comme Sophie Davant

Offrir un magazine à une vedette de la télé, la tendance est venue des États-Unis avec Oprah, dédié à la célèbre Oprah Winfrey. En France, Michel Cymes s’y est mis aussi… Et fin novembre, S comme Sophie Davant est apparu en kiosque. Chez nous, il a été en rupture de stock dès la première semaine. ”Je n’aurais jamais appelé un magazine S comme Sophie Davant. J’ai trouvé ça un peu mégalo. Mais les gens qui me l’ont proposé, ce ne sont pas des mécènes. Ils ont fait des études de marché. Manifestement, je dois être quelqu’un d’inspirant pour les lectrices et j’en suis honorée!” Le premier numéro titrait ”Osez devenir qui vous êtes vraiment”. Un thème cher à l’animatrice. ”La clé, c’est d’apprendre de ses succès et de ses échecs. Je me suis construite en écrivant plusieurs livres dans lesquels je suis revenue sur des traumatismes qui m’avaient alourdie.”

 

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