La belle vie de Frank Capra

De l'exil de son enfance au succès à Hollywood: Frank Capra a réalisé son rêve américain.

Frank Capra Arte
Diffusion le 29 décembre à 23h00 sur Arte

Qui aurait pu prédire à Francesco Rosario Capra, petit immigré sicilien débarqué à New York à six ans, qu’il deviendrait un cinéaste renommé? Il n’y aurait sans doute pas cru, au vu de ses premières années au cœur du Nouveau Monde: “Je détestais l’Amérique parce que les gens étaient cruels envers ma famille. Mes parents travaillaient 10 heures par jour. Je pensais qu’ils étaient bien plus heureux avant. Ils l’étaient, c’est sûr!

Ce sentiment d’humiliation lui donnera une envie irrépressible de revanche sociale, qu’il gagnera peu à peu en gravissant les marches de la gloire à Hollywood. Il y imposera sa “Capra’s touch”, un irrésistible mélange d’idéalisme et d’humour, qui lui vaudra trois Oscars. Et transformera l’enfant amer en fervent patriote américain.

Nourri de nombreux extraits d’interviews, le documentaire d’Arte suivra la diffusion de La vie est belle, un grand classique diffusé quasiment chaque année à la télé aux États-Unis à Noël. Tous les ingrédients de la griffe Capra s’y retrouvent: une fable pleine d’humanité qui se conclut sur un happy end, mais dont le héros – ici l’impeccable James Stewart – songe pourtant à mettre fin à ses jours. Ces personnages dépressifs reviennent régulièrement dans la filmographie de Capra, signe que l’homme n’avait pas oublié que la vie n’était pas toujours belle pour ceux qui veulent concrétiser leur rêve américain.

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