La France aux fourneaux

À l'instar du cinéma et de la musique, la cuisine fait partie de la culture populaire.

La France aux fourneaux
Diffusion le 23 décembre à 20h50 sur France 5

François Morel raconte l’histoire de la France à travers la cuisine. Loin d’être seulement le narrateur, il se met carrément en scène – prétextant qu’il a un dîner à préparer – au milieu d’images de fiction et d’archives. Le tout donne un bouillon de culture et de patrimoine, saupoudré de quelques anecdotes croustillantes.

Et on commence par celle-ci: avec une moyenne de 2h11 par jour, les Français sont les champions du temps passé à table. Et pour accompagner un bon repas, rien de tel qu’un verre de vin. Dans les années 50, on boit plus de 140 litres de ce breuvage par an et par personne. Tout le monde picole: les enfants comme les sportifs…avec l’assentiment du corps médical! Ensuite, la viande se démocratise. Quinze ans après la guerre, tout le monde ne pense qu’à manger de la bidoche. Mais face à l’industrialisation, les petits producteurs ne font plus le poids.

Avec les sixties, un vent nouveau souffle sur le pays. Entre les repas, on se goinfre de chocolat, de glaces et de bonbecs fabuleux. Aussi, les marques deviennent familières et les produits emballés remplacent les produits frais. Le premier hypermarché Carrefour voit le jour et on y trouve des surgelés. De mère en fille, les traditions se perdent. Et puis, le tourisme et les vagues d’immigration amènent la curiosité gastronomique.

Bien bouffer, trop bouffer, mal bouffer ? La question se pose avec La Grande Bouffe, cette violente satire du consumérisme bourgeois sorti en 1973. Aujourd’hui, les habitudes culinaires des Français ont bien changé. On allège les sauces et on écrème les plats. Les cuisiniers et les consommateurs se sont ouverts à d’autres cultures. L’écart est parfois important entre la blanquette de veau et l’œuf moléculaire. C’est bien d’en parler mais n’oublions quand même pas le plaisir de goûter.

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