La flamme, la série dont on avait besoin

En France, les dix épisodes de La flamme sont devenus cultissimes. Vous comprendrez vite pourquoi.

La flamme Prod
Diffusion le 22 décembre à 20h30 sur Be Séries

Il n’y a que de la folie qui se dégage de La flamme. Tout y est exagéré: le jeu des acteurs et surtout des actrices, la connerie des personnages, le burlesque des situations… Rien n’est juste mais tout est jouissif.

Le pitch, c’est celui de ces télé-réalités où un homme cohabite avec une dizaine de femmes jusqu’à choisir celle “qui partagera sa vie”. Jonathan Cohen et ses potes ont bien saisi la débilité profonde du concept et l’ont essoré du peu de crédibilité qui pouvait s’en dégager pour pondre une série inclassable, barrée. Et quand on pense qu’elle ne peut pas aller plus loin dans le délire, elle défonce la logique avec une batte de baseball puis lui roule dessus avec un Hummer.

Pêle-mêle et sans spoiler, Marc (le beau gosse appelé à rencontrer la femme de sa vie) va donc croiser une femme qui s’est fait greffer un cœur de singe, une sans-abri venue squatter le chauffage, une fille qui vit le sexe a l’air (constamment flouté, évidemment) et s’appelle Chataléré, une psychopathe, Angèle, déguisée en panda… Il va surtout découvrir une fête nationale créée de toutes pièces que vous fêterez bientôt vous-mêmes, tant elle a déchaîné les Français le mois dernier. Et puis, il y a le casting: Vincent Dedienne, Leila Bekhti, Géraldine Nakache, Ana Girardot, Doria Tillier, Florence Foresti, et des guests comme Gilles Lelouche, François Civil, Pierre Niney, Ramzy, Orelsan ou Lætitia Casta.

Tout n’est pas parfait, très loin de là. Dix épisodes d’une demi-heure, c’est trop long pour une histoire pareille – tous les gags ne fonctionnent pas. L’humour repose aussi énormément sur le talent de Jonathan Cohen qui, s’il est fabuleux en débilos prêt à trouver l’amour, lasse un peu, parfois. Mais à la barre de ce projet dingue qui rappelle les belles heures de Canal+, il ne s’est rien refusé. Tout en parvenant, et c’est un réel exploit, à ne jamais (ou si peu) tomber dans le grossier. C’est fou, c’est trop, c’est bon enfant, c’est exactement ce dont on avait besoin en cette année dégueulasse.

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