La gestion des déchets nucléaires, une bombe à retardement

#Investigation enquête ce soir sur deux sujets d’aujourd’hui… dont les conséquences se feront sentir demain (et bien après)

Déchets nucléaires RTBF
Diffusion le 9 décembre à 20h20 sur La Une

60 % des étudiants francophones seraient en décrochage partiel ou complet… À part la brève reprise de septembre, cela fait neuf mois que les students suivent leurs cours derrière leur ordi, seuls, sans vie communautaire. Ils fatiguent… L’approche des examens n’aide pas. Surtout que les épreuves elles-mêmes ont été mises à mal par la situation sanitaire.

L’enquête de l’équipe de Justine Katz va plus loin que le reportage sur le malaise des jeunes. Elle ose poser les questions qui fâchent. Et même soulever un tabou, celui des taux de réussite élevés des sessions à distance. Le confinement a découragé les uns mais profité aux autres. Les tricheurs ont la cote! Contrairement à ce qui a été dit en juin, la fraude a parfois été massive. Les as de l’informatique ont réussi à hacker la plupart des logiciels antitriche de l’enseignement supérieur. De quoi augurer des lendemains qui déchantent à la “génération confinée”.

Parlant de perspectives pas franchement folichonnes, l’autre reportage fait monter la tension d’un cran. C’est qu’en termes de gestion des déchets nucléaires, la Belgique, malgré tous les organismes de contrôle qu’elle a créés, semble sacrément radioactive. Le film ne démarre pourtant pas si mal. On voit un système qui semble rouler, un site anversois de stockage bétonné, au sens propre comme au figuré. Puis au fil des investigations et des analyses de terrain, tout se fissure comme un réacteur Electrabel.

Des terres publiques sont contaminées à proximité d’une zone de décharge. Le directeur de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire le découvre, gêné, face aux journalistes. Pire, notre pays n’a toujours pas de réelle solution pour entreposer ces polluants qui resteront toxiques des millions d’années. L’option de l’enfouissement, jusqu’ici envisagée, s’effondre comme un château de cartes, pendant que Marie-Christine Marghem, égale à elle-même, fulmine sur ses homologues luxembourgeois et allemands. Tout va bien…

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