Affaire du Sofitel: DSK veut livrer sa «version des faits» dans un documentaire

L’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) compte riposter frontalement à une mini-série Netflix qui traite du sujet et mise en ligne lundi. « L'heure est venue de m'exprimer », affirme-t-il.

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L’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn a annoncé livrer « pour la première fois » sa « version des faits » sur le scandale sexuel qui a entraîné sa chute, dans un film documentaire sur sa vie, à sortir à l’automne 2021.

La polémique relancée par Netflix

L’affaire « DSK » est par ailleurs au cœur d’une mini-série documentaire de Jalil Lespert, intitulée « Room 2806 », qui doit être mise en ligne lundi sur Netflix. Plusieurs personnalités y témoignent, dont la femme de chambre Nafissatou Diallo qui l’avait accusé de viol au Sofitel de New York il y a neuf ans, révèle la bande-annonce mise en ligne vendredi.

Dominique Strauss-Kahn avait vu sa carrière se fracasser sur les accusations de viols au Sofitel. Les poursuites pénales ont été abandonnées en 2011 dans ce dossier à la suite d’une transaction financière avec la plaignante. M. Strauss-Kahn a par ailleurs comparu et été blanchi dans un procès pour proxénétisme au Carlton de Lille.

Un film en contre-champ

« Je n’ai jamais donné ma version des faits qui ont marqué mon retrait de la vie politique, d’autres s’en sont chargés à ma place, prenant la parole à partir de coupures de presse, d’interviews et de faits réels ou supposés. L’heure est venue de m’exprimer« , a écrit « DSK » vendredi sur les réseaux sociaux. Le film « actuellement en production« , « retrace les événements » qui ont marqué la vie de ce septuagénaire, l’une des figures les plus puissantes du parti socialiste avant sa chute, à un an de l’élection présidentielle de 2012 où il était l’un des candidats pressentis à gauche.

Reconverti dans le conseil, « DSK » livre de temps à autre son appréciation sur la situation économique internationale, et veut également partager dans ce film ses « inquiétudes et (ses) propositions sur l’avenir difficile qui nous attend« . L’Américain Abel Ferrara s’était déjà inspiré de l’affaire DSK, avec « Welcome to New York ». Le film avec Gérard Depardieu dans le rôle principal avait défrayé la chronique lors de sa présentation en première mondiale à Cannes en mai 2014, dans un cinéma de quartier, avant de sortir en France directement en VOD.

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