Rencontre avec Florian, candidat belge au Meilleur Pâtissier

Ce soir, sur RTL-TVI, Florian continue à défendre les couleurs de la Belgique dans la neuvième saison du Meilleur Pâtissier. Rencontre

Florian Le Meilleur Pâtissier RTL TVi

Quelle est votre histoire avec la pâtisserie?

Il y a deux ans, je me suis fait un lumbago. J’étais immobilisé, je passais du lit au fauteuil, toute la journée. Je suis tombé sur la rediffusion du Meilleur Pâtissier sur Plug. C’était la saison 7, celle où il y avait la candidate belge, Valériane. J’ai acheté du matériel, des ustensiles. Ma meilleure amie et ma famille ont servi de cobayes. Comme ils avaient l’air de trouver mes gâteaux bons, j’ai continué.

Vos gâteaux sont-ils aussi rock’n’roll que votre look?

Peut-être pas… Mais ma pâtisserie est créative avant tout! Ce qui me plaît dans ce travail, c’est que c’est de la chimie. J’aime me lancer des défis. Je fabrique mes moules à gâteaux, par exemple.

Comment êtes-vous arrivé dans le concours?

Ma meilleure amie m’a inscrit sans me prévenir, pour mon anniversaire. Après, elle ne m’a pas obligé. Si je n’avais pas voulu me lancer, je n’aurais pas finalisé l’inscription.

Comment s’est passé le tournage avec les contraintes sanitaires?

Tout a été décalé à cause du confinement (normalement les épreuves sont mises en boîte au printemps ndlr). On a tourné en plein été. Il faisait étouffant. Il faut s’imaginer que sous la tente, il fait toujours quelques degrés de plus que dehors! Ça, c’était très compliqué, pour moi et surtout pour les gâteaux. Lorsqu’on tempère du chocolat, les températures sont précises. Quand il fait 35 °C, c’est impossible. Le covid a aussi rendu les départs difficiles. On ne pouvait pas se prendre dans les bras. C’était triste.

Qu’attendiez-vous le plus avant l’aventure?

J’étais impatient de rencontrer les autres candidats. On n’est pas ennemis, au Meilleur Pâtissier. C’est une compétition bon enfant, plus qu’un concours. On ne va jamais se tirer dans les pattes. L’enjeu est très différent de Top Chef. Nous, on a tous un boulot à côté, on est là pour le plaisir. On n’y met pas en balance la réputation de notre restaurant.

Que garderez-vous de l’expérience?

Avant tout la volonté de mettre de la créativité dans mes recettes. Puis certains trucs du métier, comme préférer une ganache montée à une mousse, parce que c’est plus onctueux et que ça tient mieux. C’est plus gras, c’est vrai… Mais le gras c’est la vie, comme dirait Karadoc dans Kaamelott. Mon maître à penser. Un grand philosophe (rires).

Comment vous êtes-vous préparé?

J’ai surtout travaillé les pâtes (à choux, sablées…) en vue de l’épreuve de Mercotte. On ne sait jamais à quelle sauce elle va nous manger. Il faut être prêt à tout. Mercotte ajoute toujours des pièges à ses recettes: elle enlève les temps de cuisson, ne mentionne pas la température du four… Du coup si on ne maîtrise pas les bases, c’est raté.

C’est un avantage, de travailler dans le métier comme régisseur?

J’ai l’habitude d’être de l’autre côté, je connais la caméra et les contraintes. Ça m’a permis de m’adapter vite. La première fois qu’on est arrivés sur le plateau, les autres regardaient les plans de travail et les ustensiles … Moi j’étais curieux de savoir comment ils cachaient les câbles!

Avez-vous joué de votre belgitude?

Je suis un echte brusseleir, j’étais très fier de représenter mon pays. J’ai apporté mes expressions. Les autres candidats étaient perplexes quand je leur ai expliqué que « Non peut-être » veut dire « Oui bien sûr » chez nous. Dans mes recettes, j’ai joué sur les couleurs de notre drapeau. J’ai aussi intégré du speculoos.

Vous êtes allé assez loin…

Au fur et à mesure des départs, la pression montait. Le niveau est très élevé. Ça se joue vraiment sur des détails. Donc on se dit souvent qu’on sera le prochain. Mais je ne vous dirai pas jusqu’où j’ai été si c’est ce que vous voulez savoir …

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