L’Arche de Noé version 2020

Ce soir, sur Arte, des éthologues montrent comment ils tentent d’éviter la disparition d’espèces animales

Sauveurs d’espèces Arte

Si l’on en croit le principe de sélection naturelle de Darwin, seuls survivront les animaux adaptés au milieu dans lequel ils vivent. Sauf qu’avec les humains, le monde n’est plus vraiment des plus accueillants pour beaucoup d’entre eux.

C’est le constat affligeant que pose dans ce documentaire une série d’hommes et de femmes à travers le monde. En Indonésie, les orangs-outans sont chassés de leurs forêts par les cultures d’huile de palme. En Afrique, il n’y a plus que deux rhinocéros blancs du Nord, deux femelles, à cause de la chasse. Plus proche du nous, en Allemagne, ce sont des populations de chauve-souris et de fourmis qui sont menacées par des projets autoroutiers. Et la liste continue. Si le programme s’arrêtait là, il y aurait de quoi perdre espoir.

Or justement, le message livré ici dit tout le contraire. Le bilan est peut-être catastrophique, mais ces éthologues veulent surtout montrer ce qu’il est possible de faire pour sauver ce qui peut encore l’être. C’est le versant vraiment inspirant de ce documentaire, qui présente des solutions adaptées à chaque situation. Parmi elles, on peut citer la sensibilisation du public, surtout des plus jeunes, le respect ou la reconstruction de l’habitat de ces animaux, la cohabitation réussie avec les humains comme dans le cas des tortues géantes des Galápagos, ou encore la recherche parfois fructueuse d’espèces a priori disparues, à l’instar de certaines grenouilles des Andes.

Sauveurs d’espèces a non seulement le mérite de s’intéresser à toutes les sortes d’animaux, petits ou grands, de part et d’autre de la planète, mais aussi d’adopter une double perspective: le cri d’alerte quant aux dangers qui menacent beaucoup d’espèces animales et cet espoir que demain ne sera pas aussi sombre que prévu. Un message éducatif et surtout important pour l’avenir.

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